VIDEO - NIMES 4 - LA MAISON CARREE (1ère partie) par JL BENEL - HISTORIEN
Connaissez-vous l'origine des chapiteaux corinthiens ?
VIDEO - NIMES 3 - LES ARENES par Jean-Luc BENEL
Les arènes virent le combat de grands gladiateurs. Il ne faut pas dire "arènes" mais amphithéâtre.
En 1382, la ville résiste à la rapacité du duc d'Anjou par une jacquerie " le Tuchinat".
En 1533, Nîmes fait un accueil magnifique au roi François Ier (création de l'Université).
La région est un foyer actif du calvinisme, les désaccords entre catholiques et protestants sont courants. Ils se partagent le pouvoir soit de manière consensuelle, soit de manière forcée et violente.
Jean Cavalier est l'un des héros de Nîmes. C'est le plus célèbre des chefs camisards.
VIDEO - NIMES 2 - PRESENTATION HISTORIQUE DE LA VILLE par M. Jean-Luc BENEL
Nîmes fut l'une des cités les plus brillantes de l'Empire Romain
VIDEO - NIMES 1 - VISITE DU COEUR DE LA VILLE
Nîmes, une ville ensoleillée ?
C'est sous la pluie que nous avons visité cette ville sous la conduite de Monsieur Jean-Luc BENEL du Docte Collège des Consuls de Nîmes, conférencier, qui nous a fait des commentaires passionnants que je vous propose de vous faire partager avec ces vidéos.
Par hasard, au siècle des Lumières, on redécouvre le sanctuaire romain de la Source. On en fait un grand projet d'urbanisme qui donne naissance aux somptueux Jardins de la Fontaine.
Le sculpteur Martial Raysse présentera une expérience initiatique en 1989 sur la Place d'Assas. Je vous ferai écouter le commentaire enrichissant de M. BENEL.
Vous remarquerez aussi le Carré d'Art construit par Norman FOSTER, créateur du Viaduc de Millau.
SAVEURS DU MONDE 19 - OREILLETTES OU PLEUROTES DU PANICAUT
C'est l'automne avec toutes ses richesses.
Pour ce week-end, je vous invite à une cueillette d'oreillettes sur le causse. Elles poussent près de la cardabelle d'où son nom : pleurote du panicaut.

Elles brillent comme des bijoux au soleil, ce qui permet de les voir.
On peut les enfiler sur un fil pour les faire sécher.
D'après David Servan-Schreiber, ce serait le champignon le plus efficace pour lutter contre le cancer mais aussi contre toute bactérie nuisible. Il est l'un des plus savoureux champignon sauvage mais aussi le plus rare.
Voici la recette de Jules pour les préparer :
LA VOCATION DE L'HOMME (fin) - LE DEVOIR ET LA RESISTANCE ALLEMANDE
Suite à la démission de Martine Aubry chez Arlette Chabot pour raison de santé, j'ai regardé
SOPHIE SCHOLL, LES DERNIERS JOURS
sur Arté et je ne l'ai pas regretté.
C'est un film allemand de Marc Rothemund de 2006 bouleversant sur le devoir et l'engagement qui clôt ce chapitre sur le sujet de la vocation de l'homme.
Il s'agit de l'histoire vraie d'une jeune résistante allemande protestante et de son frère, arrêtés par la Gestapo pour avoir distribué des tracts contre Hitler.
On connaît peu d'actes de résistance en Allemagne. Il y a eu Dietrich Bonhoeffer qui a été aussi exécuté et Paul Tillich qui s'est exilé en Amérique, grands théologiens protestants.
Ce dernier a interprété le mot "foi" devenu incompréhensible, par "courage". Il a écrit dans "Le courage d'être" :
"Il 'y a pas de preuves valables de l'existence de Dieu, mais il y a des actes de courage ou de foi, dans lesquels, par exemple, lorsque nous regardons en face le désespoir ou que nous acceptons l'absurdité, nous affirmons la puissance de l'être et nous témoignons de la présence de Dieu en tout ce qui est."
LA VOCATION DE L'HOMME (suite) - POURQUOI L'AUTORITE EST-ELLE NECESSAIRE ?
On peut trouver d'autres exemples dans le domaine civil ou militaire.
J'ai déjà parlé de l'Autorité et du pouvoir OBEISSANCE ET AUTORITE - L'EXPERIENCE EXTREME AVEC M. ELTCHANINOFF et POLITIQUE - AUTORITE - QUEL CADRE VOULONS-NOUS ? , j'y reviens avec Arjuna puisque c'est un guerrier.
Pourquoi l'Autorité est-elle nécessaire ?
Elle garantit la paix en évitant les razzias et les règlements de compte.
Cependant, elle n'est pas naturelle. Elle doit se prouver, s'imposer sur le coeur et la raison et non parce qu'on porte seulement des galons.
Les ordres doivent être clairs et précis, s'accompagner d'explications et de moyens pour être compris et appliqués.
Mais l'homme a toujours un devoir de non-réserve, d'alerte, pour être fidèle à ses convictions, à sa conscience.
Ecoutez cet entretien entre un Général qui revient d'Afghanistan et un conseiller d'Etat. C'est long et très dense (50') mais passsionnant.
http://www.play-host.net/files/1286378223.mp3
LA VOCATION DE L'HOMME (suite) - FAIS CE QUE TU DOIS
Je ne sais pas si vous avez eu la curiosité ou l'envie de cliquer sur le lien précédent. J'y reviens car c'est un texte très beau qui me paraît très proche de la problématique d'Arjuna. Je ne sais pas qui l'a écrit mais il peut nous toucher davantage aujourd'hui.
Un homme arrive au bord d'un plongeoir et a la trouille de sauter. Il a envie de reculer et beaucoup de raisons de le faire : la douceur d'une vie paisible, la peur de l'eau froide, etc...
Pourtant, il doit sauter pour être fidèle à ses valeurs qui sont universelles, à ses choix, à ses convictions.
Il ne se demandera pas ce qui lui arrivera, s'il se cassera la figure ou s'il mourra.
C'est cela l'Engagement. C'est aussi un témoignage bouleversant et je mets donc le texte que j'ai enfin réussi à copier. J'espère que le responsable du site que j'ai contacté ne m'en voudra pas.
|
|
« Fais ce que tu dois ! ». Ces mots me parlent, car on est parfois à court de mots pour exprimer ce que l’on
ressent au plus profond de soi. Pourquoi faisons-nous les choses de telle façon et pas d’une autre ? Pour quelle raison profonde ? Qu’est-ce qui nous anime, qui nous pousse, ou qui nous
freine dans nos choix ? Souvent les questions fusent et assaillent notre esprit. |
Lorsque je suis arrivé tout au bout du plongeoir, bien sûr, je ne dis pas que je n’ai pas eu la trouille.Que
je n’ai pas pensé à un moment à laisser tout tomber et revenir en arrière. Je ne dis pas non plus que la température de l’eau me convenait, que de sauter tout de suite m’enchantait, ou que je
n’aurais pas aimé attendre… ou pas sauter tout seul parmi les miens quand nombre de mes proches me demandait ce que je foutais au bord de ce foutu plongeoir.
Des raisons de reculer, tu sais, je ne te l’apprendrais pas, dans tout ce que l’on entreprend dans une vie, il y en a toujours plus que de raisons d’avancer. Surtout lorsque ce
que tu entreprends est exceptionnel, particulier, dur aussi, compliqué parfois… dangereux peut-être même ? Tout cela pour te dire que non, je n’ai pas sauté parce que je trouvais notre Nadir
nationale, très sexy dans son bikini avec ses petits tétons de tirailleuses à l’air. Je n’ai pas sauté non plus parce que Nadia ou Peggy m’ont soudoyé [NDRL : trois membres fondateurs de
LJSI].
Je
n’ai pas sauté parce que j’étais d’accord avec tous les nageurs où que j’avais de la sympathie pour l’ensemble d’entre eux, ou
encore que j’appréciais leurs façons de nager. D’ailleurs, pour tout te dire… je ne sais même pas nager
Si j’ai sauté c’est peut-être parce qu’il résonne au plus profond de moi, un peu de ce que ce vieux militant qui m’a beaucoup touché cet été en disant… que même dans les moments
difficiles : « il y a un moment où il faut savoir choisir son camp ».
Si j’ai sauté, ce n’est bien évidemment pas pour la forme du collectif, mais pour son fond. Parce que cette action est une action juste. Parce qu’il est important de rétablir la
justice et l’équité dans ce pays que personnellement, et peut-être malgré moi, j’aime profondément. Justement pour son extraordinaire palette de cultures et d’identités qui en font sa richesse au
quotidien. Et qui ont fait, je dois le dire aussi, mon éducation, et ont contribué même, à me sauver parfois lorsque j’avais besoin d’être soigné…
Si j’ai sauté ce n'est pas à cause de ma culture, ou de mon éducation. Mais parce que le collectif de cette journée sans immigrés appelle au plus profond de nous à ce qui est
propre à l’ensemble des être humains : la justice, l’égalité, l’amour fraternel. Parce que cela fait appel à notre fibre universelle à tous. Et peu importe si en ces temps de folies du chacun
pour soi, ces valeurs peuvent paraître bien obsolètes pour beaucoup. Elles ne le sont pas pour moi.
J’ai sauté parce que moi, je veux y croire encore. Avec Nadir, avec David, avec Nadia, avec Soraya, avec Majid, avec Sékou… avec toi aussi. Quelque soit ta petite gueule, et même
si je ne te connais même pas. Pourvu que la lumière qui coule dans tes veines ait la même couleur que la notre. Même si je ne te connais pas encore. Parce que je sais que je t’aime déjà. Tous
ensembles. Unis.
J’ai sauté parce que cette idée d’une journée de non participation à la vie économique - en touchant précisément à ce pourquoi nombre de politiques aimeraient nous voir divisés
pour mieux régner, à savoir, l’argent – est non seulement brillante, mais parce qu’en plus elle a prouvé en 2006 qu’elle pouvait toucher le cœur de l’ennemi et le saigner à blanc.
J'ai sauté parce que la décision du collectif de n’avoir d’autre revendication que de montrer, tout au long d’une journée, l’existence et l’apport de l’immigration dans la
société, afin qu’il y ait enfin un véritable débat en profondeur sur les tabous liés à son immigration est d’autant plus adapté quand on sait combien dans l’histoire des luttes qui lui sont liées
les revendications, même acquises, n’ont jamais rien fait avancer.
J'ai sauté parce que les immigrés, au fond, n’ont pas à être perçus comme des individus ayant systématiquement des revendications à réclamer. Mais simplement une égalité à être
respectée. Que le reste de la société, qui vit lui aussi de l’immigration pourrait, le cas échéant si toute activité économique issue de la main d’œuvre étrangère venait à cesser, s’apercevoir de
l’importance de faire respecter l’égalité, au point d’aller devoir réclamer cette main d’œuvre à son tour. Comme elle l’a d’ailleurs à de nombreuses reprises faite par le passé.
J'ai sauté parce que je personne, absolument personne ne peut décider à mon insu de qui est supérieure ou inférieure à moi, de quel pensée unique je dois suivre, ou quel
mouvement ne pas suivre. Parce que je me fous bien de savoir si la ou le petit camarade à côté de moi dans le collectif fait bien son boulot, et de faire un caprice et menacer de tout quitter si
cette dernière ou ce dernier avait des rites qui ne sont pas les miens.
J’ai sauté parce qu’en mon âme et conscience, je ne peux supporter l’idée même de nous laisser désunir, mes frères, mes sœurs et moi. Même si nous ne nous connaissions pas avant.
Car déjà j’avais en moi la preuve de notre filiation, de ces liens fraternels qui nous unissent dans la chair même.
J’ai sauté, aussi, pour faire vivre la mémoire. Que jamais on oublie, que le sang de nos grands parents, quelques soient leurs religions ou leurs couleurs de peaux, se sont mêlés
à cette terre, pour que nous puissions y vivre libres et égaux aujourd’hui. J’ai sauté avec ces lettres d’or gravées au fer rouge dans mon cœur à jamais : « Fais ce que tu dois ! ».
Alors que l’eau soit froide ou chaude, n’avait plus d’importance.
Qu’il y ai des trucs et mille machins qui ne me plaisent pas dans le collectif, ou que j’aurais
voulu autrement, non plus, n’avait plus d’importance. L’importance pour moi était de sauter. Parce qu’il en était tout simplement de mon devoir.
A ton tour, toi qui à cet instant même te trouve au bord du bassin. A ton tour, en ton âme et conscience, de sauter ou non. En pensant à ces mots : « Fais ce que tu dois ! »
Pour mémoire, c’était la devise du 2ème régiment de tirailleurs
marocains…
PS : "Franchement l’eau est bonne et on y prend goût !" Aurel
Source :
http://www.la-journee-sans-immigres.org/article-fais-ce-que-tu-dois--38478494.html