MICHEL ONFRAY - LE TETRAMORPHE (suite)
1 -Evangéliaire Ste-Croix de Poitiers du 8e s (Bibliothèque d'Amiens) 2 -évangéliaire du 9e s (Bibliothèque de Valenciennes)
Après avoir montré que Michel Onfray s'était trompé sur les dates de rédaction des évangiles, je le reprends sur le tétramorphe qu'il cite dans sa conférence que vous pouvez retrouver et j'espère qu'il ne m'en voudra pas trop.
LA SOURCE CACHEE DES EVANGILES – L’INFLUENCE DE L’INDE
J’ai été intriguée par les différences sur la présentation du tétramorphe par Irénée au 2e siècle de notre ère et par Jérôme (340-420) beaucoup plus tard.
C’est le modèle de Jérôme qui a été retenu.
- Le lion est à l’est et représente Marc
- Le taureau est à l’ouest et représente Luc
- L’ange est au Nord et représente Mathieu
- L’aigle est au Sud et représente Jean
Or, Irénée a placé :
- L’homme (l’ange) pour Mathieu au Nord
- L’aigle pour Jean à l’est
- Le lion à l’est pour Jean
- Le taureau au Sud pour Luc
Pourquoi une telle différence ?
Dans sa conférence sur le tétramorphe, Michel Onfray la place sous silence. Il cite bien Irénée pour son ouvrage contre les Hérésies mais utilise l’ordre de Jérôme. Cela me surprend d’un intellectuel qui se veut sérieux et nuit à sa crédibilité. J’ai essayé de tirer ce problème au clair et je me suis donc penchée sur la question.
C’est en étudiant les notes que j’ai ramenées du Cambodge l’année dernière que je pense avoir compris et émets mon hypothèse :
Les Hindous ont placé les véhicules des dieux de la façon suivante :
- L’éléphant d’Indra à l’est (on peut rapprocher l’éléphant du lion)
- L’aigle Garuda pour Vishnu à l’ouest
- Le démon Kubera au nord
- Le buffle de Yama (le dieu des morts) au sud (le buffle serait le taureau)
Cette disposition correspondrait parfaitement à celle première d’Irénée.
Selon l’apocalypse (4/6-8), il y a 4 êtres vivants :
- Le premier est semblable à un lion
- Le second à un veau
- Le troisième a la face d’un homme
- Et le quatrième est semblable à un aigle
Un peu plus loin (6/1-8) il est écrit :
- L’un des 4 êtres vivants appelle un cheval blanc (c’est la justice)
- Le second être vivant appelle un cheval roux (c’est la guerre)
- Le troisième être vivant un cheval noir (c’est la famine)
- Le quatrième être vivant un cheval d’une couleur pâle (ce sont les maladies et la mort)
On peut donc associer :
- le 1er, le lion à l’est
- Le 2e, le veau (ou le taureau) à l’ouest
- Le 3e, l’homme au nord
- Le 4e, l’aigle au sud
Et on retrouve la classification d’Irénée qui correspond à celle des Hindous. Pourquoi donc Jérôme a-t-il modifié cet ordre ? C’est probablement pour se démarquer de ses sources anciennes ou parce que la source a été oubliée.
Il reste que l’Inde a été la première à imaginer ce système ou le Mont Méru est au centre alors que pour les Pères de l’église, c’est le Christ mais c’est surtout le calendrier chinois, le Mingt’an en Chine qui en est la source. Je l’ai évoqué dans mon travail sur l’origine commune des religions en 2004.
Il faut donc ajouter cette source asiatique qui a été cachée pour l’élaboration des évangiles en plus des sources Q, D et H. L’Inde a été oubliée et il serait juste de la réhabiliter. Je n’ai pas les moyens ni l’éloquence de Michel Onfray mais j’espère que mon hypothèse sera retenue et ne sera pas piratée par des chercheurs peu scrupuleux.
Colette defrain 1.9.17
LE MAHABHARATA 5 (fin)
Ce poème, avec le Ramayana qui lui est antérieur, me paraît être à l’origine des récits successifs comme celui de Gilgamesh en Perse puis celui de la Bible. Le Ramayana parle de résurrection finale de tous les combattants. Son origine se trouve à mon avis en Chine. Le démon Ravana à 10 têtes renvoie à Huangdi qui combat Chiyou et à la bête de l’apocalypse. Ce sont les contes et les mythes qui ont permis le développement de la pensée abstraite.
Chaque époque doit réécrire et interpréter la parole pour ses contemporains et la rendre accessible comme Luther a pu le faire au 16e siècle. Il a parlé du salut par grâce à un moment où l'église utilisait les écritures pour vendre des indulgences et proposait le salut et la vie éternelle contre rémunération. C’est ainsi qu’est née la Réforme, il y a 500 ans. Mais les fondamentaux demeurent.
La loi est essentielle pour être guidé et dirigé. C’est elle qui maintient le monde comme le Dharma. Nous n’avons pas le droit de nous comporter comme si nous ne l’avions pas, comme ceux qui l’utilisent à leur profit dans le monde païen alors qu’ils sont eux-mêmes chargés de la faire et de la faire exécuter. Chacun doit continuer à activer la roue cosmique par le truchement du sacrifice lit-on dans la Bhagavad Gîta.
Le jugement n’est pas annihilé. Chacun sera jugé selon ses œuvres et selon ses responsabilités et la prostituée pourra devancer les autres nous dit la Bible. Certes, les hommes se retrouveront tous vivants et heureux dans le Royaume futur où il n’y aura plus de pleurs. C’est comme s’ils quittaient une scène en tant qu’acteurs et venaient saluer le public à la fin et se retrouvaient tous ensemble après le spectacle.
La vie est ce jeu qu’il faut mener inlassablement. Nous ne sommes pas responsables de notre mission ou de notre vêtement (encore !) mais nous devons l’accepter et l’accomplir. Il y a ceux qui sont des rakshashas, des dieux déchus, des esprits mauvais et il y a ceux qui les combattent. Il y a ceux que nous voyons et ceux que nous ne voyons pas.
« Voici, j’ai créé l’ouvrier qui souffle le charbon au feu, et qui fabrique une arme par son travail ; Mais j’ai créé aussi le destructeur pour la briser. » (Es 54/16)
Ont-ils été déterminés ? Qui sera notre juge ?
Colette defrain 9.8.2017
LE MAHABHARATA 5 (suite)
Un théologien Oscar Cullmann, dans son cahier, parle du retour du Christ.
Le Grec, dit-il ne connaît point d’autre temps que le temps cyclique, qui revient éternellement sur lui-même dans un cercle infini. Aussi le penseur grec ne peut-il concevoir que le salut puisse et doive s’accomplir dans le temps. Pour lui le salut signifie toujours délivrance du temps, évasion hors de ce cadre du retour éternel des êtres et des choses. Mais la Bible nous enseigne que le déroulement du temps lui-même est déterminé par l’histoire de Dieu dans ce temps. Le Nouveau testament accentue encore davantage que l’Ancien Testament ce concept du temps linéaire (chapitre I).
L’histoire du salut embrasse le passé, le présent et le futur.
Christ participe dès le commencement et pour toujours à l’ensemble du plan du salut divin. Il est au début de la création. Il se tient par son acte rédempteur au milieu de l’histoire du salut, qui a la création entière pour théâtre et pour objet.
Cette mort de Christ, qui triomphe de la mort et de l’enfer, annonce la réconciliation accomplie entre Dieu d’une part et l’humanité, mieux le cosmos total, d’autre part (chapitre II).
L’événement décisif se passera sur la terre, car la matière elle aussi doit être recréée. Le Nouveau Testament ne nous dit rien de ce retour mais il nous parle toujours d’une arrivée du Christ qui vient et non du Christ qui revient (chapitre II).
Les Egyptiens parlent aussi de résurrection. Celle-ci n’était réservée qu’aux Pharaons et de nombreux obstacles attendaient le mort avant qu’il ne parvienne à l’immortalité. La conquête de la vie après la mort est la première révolution de la vie de l’humanité. Elle devient accessible à tous.
Dans la Bible le Déluge est aussi la fin d’un monde et une nouvelle création. Dieu a sauvé un homme Noé et sa famille.
La naissance de Karna qui a été abandonnée sur le fleuve peut rappeler celle de Moïse dont le sens est tout-de-même différent.
Dans la Bhagavad Gîta, Chant XVII – 8, 9, 16), nous lisons :
« La claire sérénité de l’esprit, la douceur, la réserve silencieuse, la maîtrise de soi, la pureté des sentiment, c’est là ce qu’on nomme « ascèse mentale ».
Ce sont les fruits de l’esprit cités par Paul dans son épître aux Galates : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi.
LE MAHABHARATA 5 - LA MORT ET L'AU DELA
V – LA MORT ET L’AU-DELA
Yudhisthira est le seul survivant.
Que sont devenus ses frères, sa femme et ses cousins après leur mort ?
Il part à leur recherche dans les montagnes de l’Himalaya au nord et arrive au paradis où l’attend le gardien qui est en vérité l’auteur du livre. Il voit ses cousins en train de se réjouir et ses frères en proie au tourment au fond du puits nauséabond. Il se révolte contre les dieux. Ce n’est pas juste ! dit-il.
Alors le voile se dissipe comme un rêve et il se retrouve au bord du Gange, au milieu de tous ses frères et ses cousins. C’était la punition de Dharma, son père.
L’homme ressemble à ce héros et on peut comparer cette scène avec celle du livre de l’apocalypse dans la Bible où l’on voit une Jérusalem céleste descendre du ciel comme une épouse magnifique et où tous les hommes pourront entrer et manger des fruits, où il n’y aura plus de nuit et plus de mort.
Alors que le Mahabharata parle d’une extermination totale, l’Apocalypse parle de jugement et de cité de Dieu. Les scribes disent que Dieu ne détruira plus la terre après le déluge et Jean parle de la colère de Dieu au moment de la vendange et de la moisson. Il y aura bien un jugement. Le paradis n’est pas au ciel –les âmes sont impatientes et attendent ce jugement- mais descend sur la terre sous forme de cité.
S’agit-il d’un monde imaginaire, irréel, spirituel ?
Ce jugement peut-être a lieu dans le présent et celui qui est prêt reçoit alors cette cité dans son cœur comme une épouse céleste.
Lorsque l’homme se sera débarrassé de tout ce qui l’entrave, de ses désirs et de ses passions, il pourra recevoir la joie et la paix dans son cœur comme une épouse divine. Il sera cette cité pure où n’entrera rien de souillé et de vil. La loi sera en lui et il pourra se ressourcer à cette source de vie qui pour les chrétiens est le Christ, la fontaine dans la cité d’où coule l’eau. On y retrouve les chevaux noirs et blancs présents dans le poème où le sacrifice du cheval (Asvamedha) tient une place importante et la 2e mort dans l’au-delà.
LE MAHABHARATA 4 - LA VIEILLESSE
4 – LA VIEILLESSE
Pendant la guerre Yudhisthira est amené à tuer son maître Drona qui avait tué son fils. Pour cela il l’a trompé en lui disant que son propre fils était mort. Or, c’était un éléphant qui portait le même nom qui avait été tué et Drona se laisse mourir.
Krishna pense donc qu’il vaut mieux mentir pour préserver sa vie. Pour maintenir le Dharma, il faut peut-être quelquefois l’oublier afin de le maintenir. Yudhisthira sera cependant puni par son père (le Dharma) pour avoir menti.
Il soutient son oncle Bhisma au moment de sa mort et écoute le récit qu’il fait au terme de sa vie.
L’homme est poursuivi par des animaux sauvages dans une forêt recouverte d’un filet tendu par une horrible femme et tombe dans un puits où l’attend un énorme serpent. Il se rattrape à des branches mais l’arbre est rongé par des rats. Il voit des abeilles qui font du miel et ne pense qu’à manger du miel.
C’est l’exemple de l’homme qui ne pense qu’à l’attachement des biens du monde malgré le temps qui passe et les difficultés de la vie. La vieillesse et la décrépitude exercent inexorablement leur œuvre et l’homme est en leur pouvoir. C’est le thème de la transmigration de l’âme. Tant que l’homme reste attaché à ses désirs, il renaîtra dans une nouvelle matrice.
« Celui qui, se souvenant de moi à son heure dernière, abandonne son corps mortel et s’en va, celui-là accède à mon être ; il n’est pas de doute sur ce point » (La Bhagavad Gîta -Chant VIII – 5)
Jésus, lui, appelle des hommes à se mettre en marche, à quitter le monde où les hommes se conduisent comme des morts et à le suivre sur des chemins où il n’y a rien pour reposer sa tête. Il guérit des malades et chasse les esprits mauvais qui l’impressionnent sans se préoccuper du qu’en-dira-t-on. Le serpent est cet animal qu’il faut tuer. Il faut être prudent comme lui et simple comme une colombe. Il donnera son sang et sa vie comme nourriture. L’homme se relèvera grâce à lui, se remettra sans cesse debout.
LE MAHABHARATA 3 - LA MATURITE
(Voir le complément sur l'enfance)
3 – LA MATURITE
Au bout de ses années d’études, Yudhisthira et ses frères quittent la forêt. Ils veulent reconquérir le trône mais, devant les armées, Arjuna, le 3e frère refuse de combattre ses cousins et de tuer.
C’est alors que Krishna entre en scène et va lui expliquer pourquoi il doit agir sans se préoccuper des résultats de ses actes. Il s’agit du renoncement aux fruits de l’acte. Il est commis à agir sans se permettre aucun attachement. Son âme doit être égale dans le succès et l’insuccès.
Ainsi, l’homme doit travailler et faire ce qu’il doit selon sa place dans le monde. Peu importe ce qui lui arrivera, bon ou mauvais, il doit exécuter son œuvre. Pour cela, il n’est pas seul, il est aidé par son cocher qui le guide et le conduit.
L’homme aussi doit avancer malgré les pleurs et les coups. Il doit se relever sans cesse, supporter les traits enflammés de l’adversaire sans se décourager jamais. Il sera soutenu par une multitude d’êtres au cours de sa vie qui le porteront et l’aideront. Il ne saura pas qui se cache véritablement derrière les visages de ceux qu’il rencontrera.
Moïse, dans la Bible, sera cet homme qui libèrera les Hébreux de leur esclavage, leur fera traverser la mer rouge et les conduira dans le désert. Ce sera long, épuisant et le peuple se rebellera plusieurs fois. Cela durera 40 années.
LE MAHABHARATA 2 - L'EXIL
2 – L’EXIL – L’APPRENTISSAGE
Vaincu, humilié, Yudhisthira part 12 ans dans la forêt.
Il faut profiter de ce temps d’épreuves pour se fortifier, se maîtriser, écouter l’enseignement auprès des sages, interroger les hommes et écouter les histoires. C’est agréable et ça peut rendre meilleur.
C’est le temps de l’étude, de la méditation, de la prière, de l’ascèse. C’est difficile, parfois ennuyeux et très long. Mais Yudhisthira n’abandonne pas et apprendra la 13e année à jouer correctement.
L’enfant est devenu adolescent. Il doit faire son apprentissage et ses études.
Dans la Bible, les Hébreux sont amenés à travailler pour le Pharaon en Egypte. Ils doivent fabriquer des briques avec de la paille et de l’argile. Ils ont aussi quitté leur terre en Canaan à cause de la famine et ils gagnent leur vie sous la coupe d’un maître étranger.
Il faut obéir et exécuter sa tâche.
LE MAHABHARATA I - L'ENFANCE
Je vous propose de découvrir ce livre dix fois plus long que la Bible, qui compte 100 000 vers en 5 parties :
Ce magnifique poème qu’on appelle à tort, épopée, est un véritable hymne à la vie, une réflexion sur le temps, sur la mort. Celle-ci doit perdurer malgré tout. L’espèce doit se perpétuer. On fait appel aux dieux quand les hommes meurent. Quand le monde est privé de ksatriya les femmes des ksatriya morts vont trouver des brâhmanes pour avoir des fils.
Trois dieux dominent l’univers, trois dieux qui n’en sont qu’un :
- Brahma, le créateur, on ne le voit jamais, on croit qu’il sommeille, caché, parmi l’océan sans limite,
- Shiva, le destructeur, l’ardent Shiva, toujours attentif à la fin des âges. Il est partout où on ne l’attend pas,
- Le 3e est Vishnu qui fait justement le contraire. C’est lui qui maintient, c’est lui qui fait durer les mondes. Quand le chaos menace, Vishnu prend une forme terrestre et descend parmi nous pour jouer son rôle.
La terre est considérée dans le poème comme l’autel du sacrifice. L’espace entre le Ciel et la Terre dégage l’espace humain, prolongé par celui qu’occupent les oiseaux dans les zones supérieures. Cette béance est si essentielle qu’un étai doit en assurer la permanence. Ce peut être le poteau du sacrifice, ce peut être aussi le roi et son arc tendu à l’affût de l’ennemi du dharma. On n’a aucune preuve dans le Mahabharata que Shiva soit représenté » par un linga mais le linga lui-même n’est peut-être que la transformation phallique de ce qui fut à l’origine le poteau sacrificiel dit Madeleine Biardeau.
Si on ne peut passer outre au destin, le poème insiste sur la responsabilité. Aucun chemin n’est tout tracé. Chaque individu doit trouver et jouer le rôle pour lequel il est venu sur terre. Il n’y a aucun destin dicté, irrésistible.
Aucun homme n’est tout-à-fait bon, aucun homme n’est tout-à-fait mauvais.
Ni les armes, ni la vaillance, ni la force, ni les rites, ni la conduite, ni les armes suprêmes, ne suffisent à faire le bonheur de l’homme.
Les mondes sont peuplés d’une infinité de créatures, celles qu’on voit, celles qu’on ne voit pas, les serpents nagas qui vivent dans les profondeurs de la terre et peuplent d’immenses palais au fond des eaux,
- les rakshashas, monstres de la nuit de la forêt, mangeurs de chair humaine,
- les Gandharvas, créatures légères qui vont et viennent entre le ciel et nous,
- les Apsaras, les Danavas, les Yakshas et la longue guirlande des dieux, sur qui pèse la mort, comme sur tous les êtres.
1 – L’ENFANCE
Alors que Yudhisthira vivait agréablement dans son royaume, au milieu de sa famille et de ses biens, son cousin jaloux écouta la voix de Sakuni comme celle du diable et l’invita à une partie de dés où il pourrait le battre car Yudhisthira aimait jouer mais ne savait pas jouer.
Le jeu symbolise la vie où nous entrons naïfs et insouciants. Comme Yudhisthira, l’homme aime jouer mais il est encore inexpérimenté et ne connaît pas les ruses et les tricheries de son adversaire qui place ses pions comme des obstacles sur l’échiquier.
Il s’élance dans la vie comme un jeune taureau plein de fougue et ne sait pas qu’il sera sa victime sous les traits mortels du torero. Il n’a aucune chance mais ne refuse pas le combat. Il perd chaque partie à la grande joie de Sakuni. Le diable est vainqueur.
Yudhisthira aurait-il dû refuser la partie ? Certainement pas. - Il faut accepter de jouer et de vivre. La vie commence avec l’épreuve qui est comme une écharde dans la chair. Il apprendra plus tard les règles après son exil où il sera chez le roi des Matsya, des « poissons » et il sera vainqueur de la guerre contre ses cousins.Nous pouvons comparer cette scène à celle du livre de Job dans lequel le diable demande à Dieu d’éprouver les motifs de Job.
REFLEXION 36 - LE BALLON
Suite à une énigme qui m'a été racontée et que j'ai retrouvée sur Internet, je vous propose l'histoire suivante :
Un père avait trois fils et voulait leur offrir un ballon pour leur anniversaire.
Il dit à l’aîné :
Je te donne 30 €, tu achèteras un ballon pour jouer avec tes frères et s’il te reste de l’argent, tu partageras avec tes frères.
L’enfant courut au magasin et le marchand lui fait une remise de 5 €.
Comment vais-je partager ces 5 € avec mes frères ?
Je vais garder 2 € et je donnerai 1 € à chacun se dit-il.
Le père fronça les sourcils puis l’année suivante, il remit l’argent au cadet. Le marchand lui fit aussi une remise de 5 € et le cadet remit à l’argent à son père qui le remercia et remit l’argent à sa banque.
L’année suivante, le plus petit reçut aussi 30 € et le marchand lui fit la remise de 5 €. Il se dit qu’il voulait partager avec ses frères mais comment diviser 5 par 3 ? Sa mère lui souffla une idée. Elle prit une pièce d’1 € du compte bancaire car il avait produit des intérêts et lui dit :
Avec 6 € au lieu de 5, tu pourras donner 2 € à chacun.
Ainsi, grâce à tous, ils se réjouirent et jouèrent longtemps tous ensemble.
Et vous, qu'auriez-vous fait ?
Colette defrain 16.8.17
DECLARATION DES REVENUS EN LIGNE
J'ai fait pour la 1re fois ma déclaration en ligne comme l'administration fiscale nous y incite.
Or, je viens de recevoir un mail frauduleux pour me remercier et m'indiquer un remboursement.
Je trouve cela très inquiétant et un site a été piraté je pense dans l'administration. Le système est donc peu sûr.
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