RÉFLEXION 78 - LE SEIGNEUR DES ANNEAUX
Je viens de terminer la lecture des 3 volumes du Seigneur des anneaux.
Contrairement à ce que j'avais entendu il ne m'a pas fallu 18 h mais 30 h au moins pour terminer. C'est le 3e livre qui demande le plus d'attention et on ne peut le lire superficiellement car il contient beaucoup de références. Au lieu donc de 50 pages par heure, j'ai mis quelquefois 1 h pour lire seulement 25 où 30 pages. Le livre ne peut à mon avis convenir aux enfants qui ont perdu l'habitude de la lecture. Le film est loin d'égaler le livre et j'avais abandonné la projection qui durait plus de 3 h pour le 1er épisode. J'avais retrouvé la vidéo sur DAILYMOTION mais celle-ci a été supprimée et je n'ai pu terminer cette vidéo malheureusement.
Le livre est merveilleusement bien écrit par Tolkien et peut être mis au rang des grandes épopées d'Homère, de Guilgamesh ou même du Mahabhrata.
Je retiendrai l'amitié entre Frodo et Sam qui quittent leur village pour se mettre en marche et réaliser une mission presque impossible.
Frodo est appelé à jeter un anneau magique très puissant pour détruire le pouvoir du Mal sur la terre.
On voit donc encore dans ce récit les forces antagonistes qui s'opposent, l'attrait du pouvoir qui nous interpelle aussi aujourd'hui. Pour nous ce pouvoir s'assimile à l'intelligence artificielle qui peur contrôler tous les individus d'une planète et nous contraindre à devenir des robots comme je le constatai hier soir dans le documentaire sur ARTE Tous surveillés : 7 milliards de suspects de Sylvain Lou et. Les hommes sont prêts à accepter de telles mesures que les gouvernements mettent en place au nom de leur sécurité. Quel mensonge !
Ce sont des petits, des Hobbits pour Tolkien qui accomplissent cette mission (de futurs GILETS Jaunes peut-être) tandis que les Hommes prennent le pouvoir de leur village qu'ils retrouvent vandalisé et soumis par des brigands à la solde du représentant du Mal qu'est Saruman.
L'opération a réussi et le village est libéré. Le 3e Âge du Soleil et le Seigneur des anneaux s'achèvent.
RÉFLEXION 77 - HISTOIRE D'UN PETIT VIRUS
L'histoire d'un petit virus
🗣 : Univers, Pourquoi me mettre dans le pangolin ?
✨: Cet animal, Corona, est en voie d’extinction. Et pourtant les hommes continuent d’une le braconner et de le manger. ... Ce sera la 1ère étape de ma leçon.
🗣 : D’accord Univers. Pourquoi tu veux que ça commence en Chine ?
✨ : La Chine est le symbole de la mondialisation et de la production de masse petit. Ce pays est surpeuplé, il produit en masse et pollue en masse...
🗣 : C’est vrai Univers... Mais en même temps c’est parce que les autres pays y ont un intérêt financier aussi non ?
✨ : Oui petit, c’est pour cela que ta mission va être de te répandre partout dans le monde, et principalement dans tous les pays concernés par ce système, l’Europe, les US, les pays producteurs de pétrole...
🗣 : Quelle forme vas tu me donner Univers ?
✨ : Celle d’un virus qui va principalement infecter les voies respiratoires.
🗣 : Mais pourquoi Univers ?
✨ : Petit, vois-tu de nos jours, les hommes mettent en danger la planète. La pollution est devenue trop importante mais l’humanité n’en mesure pas l’ampleur. Quoi de plus symbolique que la respiration petit, tu comprends ?
🗣 : Oui mais ça veut dire que je vais être dangereux Univers ?
✨ : Tu ne le seras pas plus que plein d’autres maladies existantes petit, et tu le seras bien moins que la pollution elle-même qui génère des milliers de morts ! Mais la différence c’est que toi, tu seras visible...
🗣 : D’accord Univers. Mais tu crois que ça va marcher ton truc là alors, je ne comprends pas comment ?
✨ : Tu as raison petit. C’est pour cela que je vais te rendre très contagieux. Tu vas vite te propager. La vitesse de propagation sera bien supérieure à ta dangerosité.
🗣 : Ok mais alors si je suis pas si dangereux, tu crois qu’ils vont avoir peur de moi ?
✨ : Oh petit oui fais-moi confiance. C’est sur cela d’ailleurs que je compte pour faire évoluer les mentalités : la peur.
Ce n’est que quand l’homme a peur, qu’il peut changer ensuite...
🗣 : Tu crois ?
✨ : Oui petit, et je vais ajouter tout un contexte pour amplifier la peur et les prises de conscience.
🗣 : Quoi Univers... ?
✨: La peur va tellement prendre le dessus que l’on confinera les gens chez eux tu verras. Le monde sera à l’arrêt. Les écoles seront fermées, les lieux publics, les gens ne pourront plus aller travailler. Les croisières, les avions, les moyens de transport seront vides...
🗣 : Oh là là, Univers, tu vas loin, mais qu’espères tu de cela ?
✨ : Que le monde change petit ! Que Terre mère soit respectée ! Que les gens prennent conscience de la bêtise humaine, des incohérences des modes de vie et qu’ils prennent le temps de réfléchir à tout cela ... Qu’ils arrêtent de courir, découvrent qu’ils ont une famille et des enfants et du temps avec eux. Qu’ils ne puissent plus recourir aux suractivités extérieures car elles seront fermées. Se reconnecter à soi, a sa famille, ça aussi, petit, c’est essentiel...
🗣 : Ok mais ça va être dangereux, l’économie va s’effondrer....
✨ : Oui petit, il y aura de grosses conséquences économiques. Mais il faut passer par la. C’est en touchant à cela aussi que le monde je l’espère va prendre conscience de ses incohérences de fonctionnement. Les gens vont devoir revenir à un mode de vie minimaliste, ils vont devoir retourner au local, et je l’espère à l’entre aide...
🗣 : Comment vais-je me transmettre ?
✨: Par le contact humain. Si les gens s’embrassent, se touchent...
🗣 : Bizarre univers là je ne te suis pas, tu veux recréer du lien mais tu éloignes les gens ?
✨ : Petit, Regarde aujourd’hui comment les hommes fonctionnent. Tu crois que le lien existe encore ? Le lien passe par le virtuel et les écrans. Même quand les hommes se promènent, ils ne regardent plus la nature mais leur téléphone... A part s’embrasser il ne restait plus grand chose du lien... alors je vais couper ce qui leur restait de lien et je vais exagérer leur travers ... en restant confinés chez eux, fort à parier qu’au départ ils se régalent des écrans mais qu’au bout de plusieurs jours ils satureront... lèveront les yeux... découvriront qu’ils ont une famille, des voisins ... et qu’ils ouvriront leur fenêtre pour juste regarder la nature ...
🗣 : Tu es dur Univers, tu aurais pu alerter avant de taper aussi fort...
✨: Mais Corona, avant toi j’ai envoyé plein d’autres petits ... mais justement c’était trop localisé et pas assez fort...
🗣 : Tu es sur que les hommes vont comprendre cette fois alors ?
✨ : Je ne sais pas Corona... je l’espère... Mère terre est en danger... si cela ne suffit pas, je ferai tout pour la sauver, il y a d’autres petits qui attendent ... mais j’ai confiance en toi Corona... et puis les effets se feront vite sentir ... tu verras la pollution diminuera et ça fera réfléchir, les hommes sont très intelligents, j’ai aussi confiance en leur potentiel d’éveil... en leur potentiel de création de nouveaux possibles ... ils verront que la pollution aura chuté de manière exceptionnelle, que les risques de pénurie sont réels à force d’avoir trop délocalisé, que le vrai luxe ce n’est plus l’argent mais le temps... il faut un burn-out mondial petit car l’humanité n’en peut plus de ce système mais est trop dans l’engrenage pour en prendre conscience... à toi de jouer...
🗣 : Merci Univers... alors j’y vais ...
Texte de Nana, l’Art d’être Soi 🌸
PÂQUES 202 - CONFINEMENT ET SAVEURS DU MONDE - LE FRAISIER8
Ce lundi de Pâques correspond à mon anniversaire.
Vendredi est le jour des Musulmans,
Samedi est celui des Juifs,
Dimanche, le premier jour de la semaine, sera celui des Chrétiens,
Lundi reunira-t-il tous les hommes ?
Mon gâteau est un peu raté car il n'est ni une charlotte ni un fraisier mais un mélange des deux. Les fraises peuvent évoquer le sang des hommes qui souffrent sur la terre, des martyrs qui sont morts et la crème la douceur et la tendresse des mères.
Comment sortirons-nous du confinement ?
Déjà on parle de reprise économique, d'heures supplémentaires, de tracking.
Utilisera-t-on cet événement pour faire accepter de nouvelles mesures répressives à la population ? C'est probablement le souhait des dirigeants. La bête montre encore son pouvoir et nous ne devons pas nous laisser séduire.
Il paraît que la grippe fait 40000 morts et il n'y a jamais eu de confinement.
Je n'ai jamais vu non plus de touristes français ou des médecins se laver les mains avant de se mettre à table ou de toucher un patient, ni nettoyer ses instruments.
CRISE OU CATASTROPHE ?
J'avais écouté une émission de François Busnel dans laquelle une invitée annonçait la fin des métaux rares et donc des ordinateurs.
Dans le nouveau monde il y aura peut-être aussi la fin des moteurs, des voitures et des avions, peut-être aussi la fin de l'argent.
Voici un texte du professeur Cuvillier que je viens de lire :
Voici le lien :
https://www.reforme.net/reflexions-crise-du-coronavirus/2020/04/03/scenario-catastrophe-par-le-theologien-protestant-elian-cuvillier/
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Actualités-journal protestant - Réflexions -crise du coronavirus - Scénario catastrophe, par le théologien protestant Élian Cuvillier
Scénario catastrophe, par le théologien protestant Élian Cuvillier
scénario catastrophe
Quelle serait la pire des catastrophes aujourd'hui ?© Michel Gounot / Godong
Publié le 3 avril 2020 (Maj 3/04 15:47)
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Par Elian Cuvillier
Le théologien Élian Cuvillier poursuit sa réflexion sur ce qui nous arrive dans sa chronique du confinement (6).
Combien de morts ce soir ? Combien de malades en urgence absolue à l’hôpital ? Quand atteindra-t-on, enfin, le sommet de la contamination annonçant enfin la décrue ? Et la situation dans les EHPAD ? Autant d’interrogations qui sont, sinon sur toutes les lèvres, du moins dans toutes les têtes. En un mot, évitera-t-on le scénario catastrophe de nos voisins italiens ou espagnols ? La question que tout le monde se pose aujourd’hui en consultant son ordinateur, en conversant par Skype, Whatsapp, SMS, ou autre Gotomeeting avec ses parents ou amis éloignés, collègues de travail, etc. Car, une autre catastrophe, le véritable scénario catastrophe serait… que nous nous trouvions privés d’Internet !
Permettez-moi d’être un peu provocateur en soutenant que, pour chacune et chacun, coincés dans nos appartements ou nos maisons — et sous réserve bien entendu que nos vies, ou celles de nos proches, ne soient pas en danger, c’est-à-dire que nous ne soyons pas atteint du virus — la véritable catastrophe serait quand même qu’Internet soit coupé ! Oui, en ce temps de confinement qui dure et durcit nos conditions de vie (relativement au confort qui était le nôtre auparavant !), voilà bien ce qui nous inquiéterait vraiment. Et à juste titre : comment, par exemple, pourriez-vous lire cette chronique que je n’aurais tout simplement pas pu envoyer à Réforme si Internet ne fonctionnait pas ?
Internet, un Dieu ?
Mais, au-delà de l’utilité de l’outil — et elle est immense par les temps que nous vivons —, de quoi Internet est-il vraiment le nom ? Du cordon (ombilical ?) qui nous maintient en contact avec l’autre, qui nous permet de ne pas vivre la solitude absolue laquelle serait mortelle pour beaucoup. Il est ce dieu — une déesse : “La Toile” — auquel nous nous adressons parce que nous pensons qu’il ou elle nous écoute. Celui ou celle à qui nous pouvons confier nos désespoirs, nos joies et nos peines, nos envies, nos colères. Le blog sur lequel certains écrivent n’a d’intérêt, comme cette chronique, que d’espérer être lu par d’autres. Par cet autre mystérieux qui est en contact avec nous, sans même que nous le voyons. L’autre potentiel qui va entrer en relation, le plus souvent virtuelle, avec nous.
Alors oui, le scénario catastrophe pour chacune et chacun, une forme de mort en somme, serait que nous soyons privés de ce lien. Que nous resterait-il alors ? Quel dieu pourrions-nous crier, implorer, invoquer ? Relisons les Psaumes — dans un livre de papier (vieux réflexe d’un autre âge) — et considérons le psalmiste en période de catastrophe : il se retrouve seul. Dans une solitude vraiment totale. Il n’a que la voix, le cri, pour trouver un interlocuteur. Peut-être d’ailleurs serait-il temps de remettre au gout du jour cette déclaration du credo : “Je crois à la communion des saints”, par-delà les temps, les lieux, l’histoire, et sans évidemment qu’il soit question d’être “connectés” les uns avec les autres. Comment penser, en cette période de confinement, une communion sans “moyens de communication”, sans Internet ? Peut-être aller voir du côté des communautés monastiques et des tiers ordres qui restent en communion par la vie liturgique et la prière…
L’étymologie du mot catastrophe
Mais revenons un instant à la catastrophe que serait l’interruption d’Internet et creusons — puisque nous avons le temps ! — l’étymologie du terme catastrophe. Oui, vous l’avez compris, j’aime bien regarder l’étymologie des mots. Pour autant qu’on y cherche pas le Graal qui n’existe pas, elle est parfois fort instructive parce qu’elle ouvre les potentialités de sens et donne ainsi à penser. Il est formé à partir d’un mot grec katastrophê qui signifie “renversement” (nom lui-même dérivé du verbe strepho, “tourner”) ou encore bouleversement.
En fait, Internet lors de son invention a constitué littéralement une première catastrophe : son existence a bouleversé nos modes de vie et de relation avec les autres. De telle manière que l’on ne peut plus imaginer qu’il ne puisse plus exister, tout comme l’électricité qui l’a rendu possible. De cette dernière, plus personne — en Occident du moins — ne pourra bientôt dire qu’il ne l’a jamais connue. Pour Internet, nous sommes encore nombreux à avoir vécu sans. Bref, peu à peu, ce qui a été une catastrophe (positive à maints égards) par son advenue, deviendrait une catastrophe (négative) par sa disparition. Une hypothèse, j’insiste, que nous n’arrivons même pas à envisager. Un adolescent peut-il vivre sans son smartphone ? Mais, moi-même, puis-je vivre sans mon smartphone ? Je peux bien sûr l’interrompre le temps… le temps de quoi ? Les plus courageux l’interrompront un week-end, les plus lucides sur eux-mêmes une heure ou deux.
Et le garde-champêtre surgit
Alors oui, le scénario catastrophe est bien là et nous ne l’avons pas réellement envisagé — ce qui est souvent le cas des catastrophes : plus d’Internet. On se demande parfois comment les populations étaient informées à l’époque, si lointaine, où même la radio (l’antique TSF) n’était pas encore généralisée dans les foyers ! Mon oncle, aujourd’hui âgé de 93 ans, m’a raconté comment, en 1939, s’est passée la mobilisation de mon grand-père, pendant la Seconde Guerre mondiale. Agriculteur dans le Nord de la France, il vivait loin de la ville et des circuits d’information de l’époque. Et puis à la ferme, un jour, en plein midi, le garde-champêtre arrive et l’informe qu’il doit partir au front. Comme ça, dans l’heure. Comme une désagréable surprise qui vous tombe sur le coin de la figure (un réel) : rassemblement prévu sur la place du village le plus proche — loin de quelques kilomètres, à faire à pied — en soirée. Juste le temps d’embrasser femme et enfants avant de s’en aller. On ne le reverra plus pendant cinq ans, il fut prisonnier en Allemagne. Qui peut imaginer cela à l’heure de l’information en continu ?
Alors oui, le scénario catastrophe c’est que nous ne soyons plus en lien (en “connexion”) avec le monde qui nous entoure. C’est-à-dire avec l’imaginaire de ce monde, ces sources d’informations, de divertissements multiples et variés, ces facilités d’approvisionnement, de communication, de liens de toutes sortes. Le scénario catastrophe, c’est que nous soyons à la merci d’une rencontre improbable avec l’inconnu que nous aurions dû solliciter d’une façon traditionnelle : une parole adressée, un déplacement physique (quand ce sera de nouveau possible évidemment !) pour aller sonner à la porte. L’avez-vous remarqué, on ne va même plus chez un ami sans l’avertir au préalable par un SMS ? Comme si la surprise d’une visite n’était même plus pensable. Le scénario catastrophe, le bouleversement en somme, ce serait de devoir parler, communiquer non plus virtuellement mais en chair et en os, “pour de vrai” comme disent parfois les enfants.
La chair tragique et belle
Ce bouleversement le christianisme lui a donné un nom : incarnation. Et il lui a associé une déclaration : “La Parole a été faite chair” (Jn 1,14). Cette expression signe en effet l’entrée de Dieu en condition humaine. Oui, j’insiste, une catastrophe au sens d’un bouleversement. Et pour Dieu, une blessure, celle qu’il partagera désormais avec sa créature. Car la chair est souffrante, douloureuse, mortelle, tragique. Et c’est pourquoi aussi elle peut être belle, heureuse, épanouie, ouverte sur le monde. Mais pas sans la difficulté qu’elle rencontre et que j’ai nommé plusieurs fois dans cette chronique : le réel. Pas le virtuel, non, le réel, c’est-à-dire la confrontation à tout ce qui nous résiste, nous heurte, fait effraction dans nos vies et que nous préférerions éviter ou simplement rencontrer “pour rire”. Comme lorsque, dans les jeux vidéo, il nous est donné plusieurs vies. Car, dans la “vraie” vie, il n’y en a qu’une.
“La parole a été faite chair”. Jacques Lacan a commenté cette expression empruntée au prologue de l’évangile de Jean : “Je suis pour saint Jean et son “Au commencement était le Verbe”, mais c’est un commencement énigmatique. Cela veut dire ceci : pour cet être charnel, ce personnage répugnant qu’est un homme moyen, le drame ne commence que quand le Verbe est dans le coup, quand il s’incarne C’est quand le Verbe s’incarne que ça commence à aller vachement mal. Il n’est plus du tout heureux . Il ne ressemble plus à rien du tout. Il est ravagé par le Verbe.” Voilà ce qu’Internet risque parfois de nous faire éviter : la confrontation avec le ravage que constitue la Parole/le Verbe fait chair. La difficulté d’être tout simplement confronté à notre propre existence et à celle de l’autre.
À l’heure où le Corona nous rappelle — et avec quelle cruauté parfois — que notre vie est fragile, peut-être ce temps de confinement est-il un moment de bouleversement et que le nom de ce bouleversement est incarnation ? Car c’est bien une incarnation qu’il s’agit d’affronter en ce moment : la nôtre et, éventuellement, celle de ceux avec qui nous vivons cette période. Or, l’incarnation est toujours difficile à vivre, aujourd’hui plus que jamais sans doute.
Mais, n’en déplaise au monde virtuel dont on nous vante les mérites — et ils sont certes nombreux — elle est la seule manière véritable de rencontrer notre humanité et celle de l’autre.
Élian Cuvillier enseigne la théologie pratique à l’Institut protestant de théologie-Faculté de Montpellier
One Reply to “Scénario catastrophe, par le théologien protestant Élian Cuvillier”
Courrier des lecteurs : réactions à la chronique Scénario catastrophe d'Elian Cuvillier – Reforme.net
avril 6th 2020, 13 h 59 min
[…] à Elian Cuvillier pour ses chroniques. Pour ma part, elles révèlent un abîme qui existe entre ce […]
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Elian Cuvillier enseigne la théologie pratique à l'Institut protestant de théologie-Faculté de Montpellier
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Contrairement à la Banque Postale qui m'a facturé pour réinitialiser mon mot de passe et qui donne des taux de rendement inexacts sur les assurances vie sur internet, je félicite mon assurance, la Maif, pour son initiative suite à la baisse des accidents évités par le confinement et qui a envoyé le message suivant à ses sociétaires :
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* cette mesure concerne tous les véhicules 4 roues à moteur et 2 roues d'une cylindrée supérieure à 125 CM3 assurés par le contrat d’assurance auto VAM à l’exception des véhicules de collection, quads, engins spéciaux, tracteurs agricoles. Merci de ne pas répondre à ce message. Conformément au Règlement Européen 2016/679, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, de limitation, de portabilité, d’opposition, de suppression, et vous pouvez définir des directives post mortem relatives à vos données. Vous pouvez exercer vos droits auprès de la MAIF en contactant le Délégué à la protection des données du Groupe MAIF, CS 90000, 79038 Niort Cedex 9 ou vosdonnees@maif.fr. Vous pouvez introduire une réclamation auprès de la CNIL, TSA 80715 - 75334 PARIS CEDEX 07. Pour en savoir plus, rendez-vous sur maif.fr rubrique Données personnelles. MAIF - Société d’assurance mutuelle à cotisations variables – CS 90000 - 79038 Niort cedex 9. Si vous ne souhaitez plus recevoir d’emails d'information de la part de la MAIF, vous pouvez vous désinscrire. Vous pouvez également gérer vos préférences de contact depuis votre espace personnel. |
Il n'en est pas de même pour certaines mutuelles dont la MGEN qui a toujours privilégié les intérêts des professionnels de santé et des laboratoires et qui est considérée comme une bonne mutuelle.
L'HISTOIRE DE JONAS
Une génération méchante et adultère demande un miracle :il ne lui sera donné d'autre miracle que celui du prophète Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.
Les hommes de Ninive se lèveront, au jour du jugement, avec cette génération et la condamneront, parcequ'ils se repentirent à la prédication de Jonas ; et voici, il y a ici plus que Jonas.
La reine du Midi se lèvera, au jour du jugement, avec cette génération et la condamnera, parce qu'elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et voici, il y'a ici plus que Salomon.
Mat 12/42
Et pour les plus grands, voici la mise en forme du texte :
JONAS
1 – LA VOCATION DE JONAS ET SA FUITE
La parole de l’Eternel fut adressée à Jonas, fils d’Amitthaï, en ces mots :
- Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et crie contre elle ! car sa méchanceté est montée jusqu’à moi.
Et Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face de l’Eternel.
Il descendit à Japho et il trouva un navire qui allait à Tarsis ;
Il paya le prix du transport et s’embarqua pour aller avec les passagers à Tarsis, loin de la face de l’Eternel.
Mais l’Eternel fit souffler sur la mer un vent impétueux et il s’éleva sur la mer une grande tempête.
Le navire menaçait de faire naufrage.
Les mariniers eurent peur, ils implorèrent chacun leur dieu et ils jetèrent dans la mer les objets qui étaient sur le navire afin de se le rendre plus léger.
Jonas descendit au fond du navire, se coucha et s’endormit profondément.
2- L’INTERROGATOIRE DES MARINS
Le pilote s’approcha de lui et lui dit :
- Pourquoi dors-tu ? Lève-toi, invoque ton Dieu ! peut-être voudra-t-il penser à nous et nous ne périrons pas.
Et ils se dirent l’un à l’autre :
- Venez et tirons au sort, pour savoir qui nous attire ce malheur.
Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Jonas.
Alors ils lui dirent :
- Dis-nous qui nous attire ce malheur. Quelles sont tes affaires, et d’où viens-tu ? Quel est ton pays, et de quel peuple es-tu ?
Il leur répondit :
- Je suis Hébreu, et je crains l’Eternel, le Dieu des cieux, qui a fait la mer et la terre.
Ces hommes eurent une grande frayeur, et ils lui dirent :
- Pourquoi as-tu fait cela ?
Car ces hommes savaient qu’il fuyait loin de la face de l’Eternel, parce qu’il le leur avait déclaré. Ils lui dirent :
- Que te ferons-nous, pour que la mer se calme envers nous ?
Car la mer était de plus en plus orageuse.
Il leur répondit :
- Prenez-moi, et jetez-moi dans la mer, et la mer se calmera envers vous ; car je sais que c’est moi qui attire sur vous cette grande tempête.
Les hommes prirent Jonas, et le jetèrent dans la mer. Et la fureur de la mer s’apaisa. Ces hommes furent saisis d’une grande crainte de l’Eternel, et ils offrirent un sacrifice à l’Eternel, et firent des vœux.
3 – JONAS DANS LE VENTRE DU POISSON
L’Eternel fit venir un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas fut dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits.
Jonas, dans le ventre du poisson, pria l’Eternel, son Dieu. Il dit :
« Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Eternel, Et il m’a exaucé ; du sein du séjour des morts, j’ai crié, Et tu as entendu ma voix.
Tu m’as jeté dans l’abîme, dans le cœur de la mer. Et les courants d’eau m’ont environné ;
Toutes tes vagues et tous tes flots ont passé sur moi.
Je disais : Je suis chassé loin de ton regard !
Mais je verrai encore ton saint temple.
Les eaux m’ont couvert jusqu’à m’ôter la vie,
L’abîme m’a enveloppé, Les roseaux ont entouré ma tête.
Je suis descendu jusqu’aux racines des montagnes,
Les barres de la terre m’enfermaient pour toujours ;
Mais tu m’as fait remonter vivant de la fosse,
Eternel, mon Dieu !
Quand mon âme était abattue au-dedans de moi,
Je me suis souvenu de l’Eternel,
Et ma prière est parvenue jusqu’à toi, Dans ton saint temple.
Ceux qui s’attachent à de vaines idoles éloignent d’eux la miséricorde.
Pour moi, je t’offrirai des sacrifices avec un cri d’actions de grâces, J’accomplirai les vœux que j’ai faits : Le salut vient de l’Eternel. »
L’Eternel parla au poisson, et le poisson vomit Jonas sur la terre.
4 – A NINIVE
La parole de l’Eternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots :
- Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t’ordonne !
Et Jonas se leva, et alla à Ninive, selon la parole de l’Eternel.
Or Ninive était une très grande ville, de trois jours de marche. Jonas fit d’abord dans la ville une journée de marche ; il criait et disait :
- Encore quarante jours, et Ninive sera détruite !
Les gens de Ninive crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu’aux plus petits.
La chose parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac, et s’assit sur la cendre. Et il fit faire dans Ninive cette publication, par ordre du roi et de ses grands :
« Que les hommes et les bêtes, les bœufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, et ne boivent point d’eau !
Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs, qu’ils crient à Dieu avec force, et qu’ils reviennent tous de leur mauvaise voie et des actes de violence dont leurs mains sont coupables !
Qui sait si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s’il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point ? »
Dieu vit qu’ils agissaient ainsi et qu’ils revenaient de leur mauvaise voie.
Alors il se repentit du mal qu’il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas.
5 – MECONTENTEMENT DE JONAS
Cela déplut fort à Jonas, et il fut irrité.
Il implora l’Eternel, et il dit :
- Ah ! Eternel, n’est-ce pas ce que je disais quand j’étais encore dans mon pays ? C’est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal. Maintenant, Eternel, prends-moi donc la vie, car la mort m’est préférable à la vie.
L’Eternel répondit :
- Fais-tu bien de t’irriter ?
Et Jonas sorti de la ville, et s’assit à l’orient de la ville.
Là, il se fit une cabane, et s’y tint à l’ombre, jusqu’à ce qu’il vît ce qui arriverait dans la ville.
L’Eternel Dieu fit croître un ricin, qui s’éleva au-dessus de Jonas, pour donner de l’ombre sur sa tête et pour lui ôter son irritation.
Jonas éprouva une grande joie à cause de ce ricin.
Mais le lendemain, à l’aurore, Dieu fit venir un ver qui piqua le ricin, et le ricin sécha.
Au lever du soleil, Dieu fit souffler un vent chaud d’orient, et le soleil frappa sur la tête de Jonas, au point qu’il tomba en défaillance.
Il demanda la mort, et dit :
- La mort m’est préférable à la vie.
6 – REPROCHES DE L’ETERNEL
Dieu dit à Jonas :
- Fais-tu bien de t’irriter à cause du ricin ?
Il répondit :
- Je fais bien de m’irriter jusqu’à la mort.
Et l’Eternel dit :
- Tu as pitié du ricin qui ne t’a coûté aucune peine et que tu n’as pas fait croître, qui est né dans une nuit et qui a péri dans une nuit. Et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de 120 000 hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre !
LA BIBLE - JÉSUS DU TONLE SAP A TIBERIADE
Et voici la seconde réalisée après mon retour du Cambodge il y a 3 ans.
Lorsque les disciples demandent à Jésus quand arrivera le Fils de l'homme, Jésus répond que personne ne le sait à part le Père seul. Ils n'auront qu'un seul signe, celui de Jonas dont je raconterai l'histoire prochainement pour les petits.
VIDÉO - LA BIBLE
En ce temps de carême forcé, je vous propose 2 vidéos.
La 1ere est assez ancienne. Elle date de 10 ans et à été peu vue :
COMPRENDRE LA BIBLE 17 - L'AVEUGLE DE NAISSANCE
COMPRENDRE LA BIBLE 17 – L’AVEUGLE DE NAISSANCE Jn 9/1
Cette histoire que seul l’évangéliste Jean rapporte est en fait un récit de création que personne jusqu’à présent n’a bien compris, enfermé dans sa théologie.
Pourquoi cet homme est-il aveugle ? Est-ce lui ou ses parents qui sont coupables ?
Jésus ne s’en préoccupe pas. Il dit qu’il est la lumière du monde.
Puis, après avoir dit cela, il crachat à terre, et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l'aveugle, et lui dit : Va, et lave-toi au réservoir de Siloé (nom qui signifie envoyé).
Après avoir beaucoup planché sur les mythes des différentes civilisations, je m’aperçois que ce crachat est probablement à rapprocher avec une tradition ancienne, déjà vivante dans les Textes des Pyramides qui veut que le démiurge ait façonné le dieu Shou et la déesse Tefnout, avec sa salive et son crachat. Il s’agit du premier couple créé.
Selon une autre conception, c’est de sa main active, par la masturbation, qu’Atoum, le solitaire, donna forme à ses « deux oisillons »
Atoum, une fois parvenu à l’existence, se livra à la masturbation en Héliopolis. Il plaça son phallus dans son poing et, ainsi, se créa du plaisir. Alors naquirent deux jumeaux : Shou en même temps que Tefnout.
Les souffles aériens et l’humidité nécessaires à la vie avaient ainsi pris forme, en même temps qu’étaient données à l’univers en puissance ses dimensions temporelles.
Les voisins ne comprennent pas et emmènent l’ex-aveugle auprès des Pharisiens. C’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.
Les Juifs ne crurent point qu’il ait été aveugle et qu’il eût recouvré la vue et convoquèrent les parents pour les interroger. A cette époque, les Religieux avaient le pouvoir d’exclure les gens de la synagogue et les gens avaient peur car ils dépendaient de ce système aussi les parents se taisent.
C’est un jour de sabbat, c’est-à-dire de repos, qui doit être un jour de louange et de joie. C’est pour redonner à cet handicapé sa dignité et sa fonction que Jésus accomplit ce signe. Ce n’est pas le jour d’amasser ou de juger.
Qui sont les Pharisiens aujourd’hui ?
- Sont-ce les marchands et les spéculateurs de toutes sortes ?
- Sont-ce les docteurs en médecine qui ont le pouvoir d’enfermer les malades au lieu de les redresser et de leur redonner le courage de vivre ?
Qui sont les parents qui se désintéressent de leurs enfants ? qui ont peur, et n’ont pas le courage de faire face aux autorités de ce monde, qui se taisent pour ne pas effrayer les puissants ?
Qui sont les Juifs, disciples de Moïse ? Et ceux qui se réclament de Jésus de nos jours ne sont-ils pas aveugles, eux-aussi ?
Il y a aussi les gens, les voisins, prêts à dénoncer ou à invectiver. Ce sont toujours les mêmes qui jouent dans la même histoire du monde.
Colette defrain 24.3.20















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