DE LA DEMOCRATIE (suite) - C'EST LE PEUPLE QUI EST SOUVERAIN
On ne gouverne pas contre le peuple.
Malgré toutes les tentatives des médias et des journalistes à la radio et à la TV pour faire croire que la grève était inutile, que le mouvement s'essoufflait et qu'il était inutile de manifester puisque la loi était votée, qu'il ne s'agirait plus qu'un barouk d'honneur, le peuple va-t-il se laisser prendre ? Ou va-t-il prendre conscience qu'il est manipulé ?
La démocratie n'est pas la loi du plus fort.
Le peuple est devenu majeur et responsable.
Il souffre et constate que c'est lui qui enrichit le Capital.
Nicolas Sarkozy va-t-il écouter ? Il n'est pas idiot ou fou.
Négociera-t-il comme on le lui demande ou préfèrera-t-il démisssionner comme Lionel Jospin ?
Heureusement que François Mitterrand a aboli la guillotine !
KIRIKOU ET LA SORCIERE
Un conte franco-belge-luxembourgeois de Michel Ocelot (1998) que Arté a diffusé hier soir.
C'est un conte africain réalisé avec des moyens modernes où le problème du mal et de la soumission est merveilleusement traité.
Très belle interprétation.
A recommander pour les fêtes de fin d'année.
LES GREVES CA NE SE VOIT PLUS ! ACTIONS - REACTIONS
D'autres photos prises dimanche dans les rues.
Comme vous le voyez les résidents des maisons particulières ont gardé en général leurs poubelles à l'intérieur.
D'autres les ont laissées cependant dehors.
Désaccord ou sympathie pour le mouvement ?

Et ce matin dans le parc toutes les poubelles étaient renversées.
Colère des éboueurs ou acte de malveillance ?

L'HOMME ET SA VOITURE
Pénurie d'essence ?
Voici quelques images que j'ai prises dimanche dans le parc où il n'était pas possible de se promener dans les allées occupées par les voitures :

C'est bien dommage pour les personnes qui n'ont pas de voiture.
LA GREVE AVEC JACQUES PREVERT
Connaissez-vous ce poème ?
LA BHAGAVAD GITA - KRISHNA ET JESUS - ORIGINE COMMUNE DES RELIGIONS (suite)
Krishna et Jésus sont des personnages différents. Tous deux interviennent à des époques différentes et dans des lieux différents mais il y a tout de même une similitude dans les textes présentés et il est souhaitable de les connaître sans chercher à faire de la provocation ou parler de mensonge.
Les textes anciens ne nous sont guère accessibles et les commentaires des spécialistes comme Shrî Aurobindo nous sont nécessaires.
Le thème de l'immortalité me semble même être plus proche de nos mentalités que celui des évangiles.
La Bhagavad Gîtâ parle aussi des premiers humains Yama et Yami et du géant qui nous renvoie au géant Pangu de la Chine. J'en ai déjà parlé.
Les hindous se sont probablement appropriés les légendes et histoire de la Chine et les ont adaptés pour faire leur religion.
Certains thèmes, celui de la vache, de la parole, du métier à tisser, se retrouvent dans d'autres civilisations.
AO LE DERNIER NEANDERTAL - LA VIOLENCE EST-ELLE LA CAUSE DE LEUR DISPARITION ?
Face à sa rencontre avec une Sapienne qui se croit plus civilisée parce qu'elle se peint le visage alors qu'elle est victime aussi de la violence et de la brutalité de ses congénères, AO le dernier Néandertal montre des sentiments humains qui, finalement, la touchent.
Jacques Malaterre a-t-il voulu faire passer un message ?
Est-ce la violence qui a entraîné la disparition des Néandertal ?
L'homme d'aujourd'hui qui se croit évolué parce qu'il maîtrise la technique risque bien de disparaître lui-aussi. Il est devenu machine lui-même, ne faisant qu'un avec sa voiture.
La pénurie d'essence lui sera-t-elle salutaire ?
Comment réagira-t-il ?
Changera-t-il de comportement ?
L'histoire le dira.
LA BHAGAVAD GITA 4 - LES DEUX CONCEPTIONS DE L'UNIVERS - CREATION OU EVOLUTION ?
La question n'est pas stupide.
- Selon la théorie d'une évolution matérielle que soutient la science moderne, l'homme n'est que la matière qui a fait apparaître le mental par une sensibilité croissante aux excitations provenant du milieu ; et la matière étant la base de l'existence, il n'y a rien, hors les éléments physiques, qui puisse survivre à la dissolution du corps.
Mais la matière ne pourrait faire apparaître le mental si, dans ou derrière la force qui fait naître les formes physiques il n'y avait déjà un principe de mental s'efforçant de se manifester.
- Si au contraire, nous disons que le Mental sous cette forme secrète et réprimée n'existe pas déjà dans la Matière, il nous faut alors supposer qu'il existe hors de la Matière et embrasse la Matière qui entre en elle.
Selon cettte conception, l'homme serait un être mental incarné dans le corps vivant et qui, à sa dissolution, l'abandonne en conservant la pleine possession de sa mentalité.
Il y a donc 2 conceptions possibles de l'univers :
- l'une suppose avec la science moderne que la Matière est le commencement des choses tandis que l'âme consciente si elle existe est une entité toute différente et inactive.
- l'autre conception suppose que l'âme consciente constitue la matière aussi bien que la cause de l'univers.
Cette dernière conception est celle des Upanishad.
(Commentaire de Shrî Aurobindo de la Kena)
En d'autres termes, si j'ai bien compris, la Matière contient-elle en elle-même le germe qui la fera évoluer vers un autre stade supérieur ou ce germe est-il extérieur à elle ?
Personnellement je pense que ce germe est inhérent à la Matière et que l'homme peut le faire émerger pour évoluer. C'est parce que certains singes se sont redressés que l'homme est apparu. Qu'en sera-t-il demain ? L'humain va-t-il encore évoluer en une autre espèce ? C'est probable. Mais tous les humains ne deviendront peut-être pas une autre espèce.
Un peu plus loin, d'ailleurs, Shrî Aurobindo dit :
Le Mental contient aussi en soi quelque chose qui le dépasse et qui un jour doit émerger pour faire apparaître un homme à un niveau supérieur.
Les hindous avaient une conception de l'univers très développé et très proche de nos scientifiques ou théologiens.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
LA BAGHAVAD GITA 3 - MAIS DIEU EXISTE-T-IL ?
Une autre question se pose alors. Là où n'existe pas d'univers, de relativité, il ne peut y avoir de Seigneur ou de dieu car il n'est point de mouvement à dépasser et à gouverner.
Ce dieu et le cosmos ne disparaissent-ils pas tous deux quand nous passons par-delà tout cosmos ?
Et n'est-ce pas au-delà de tout cosmos qu'existe la seule vraie réalité ?
L'immortalité n'est-elle pas chose insignifiante qui doit être outrepassée et abandonnée ?
Et ne devons-nous pas tendre vers l'Ineffable absolu où mortalité et immortalité cessent d'avoir un sens ?
L'Upanishad ne pose pas elle-même la question sous cette forme et en ces termes mais elle n'ignore pas cet Absolu ineffable qui est la réalité dernière et absolue du Seigneur comme le Seigneur est l'absolu de tout ce qui est dans le cosmos. C'est de Cela qu'elle se met à parler de la seule manière dont puisse en parler le mental humain.
Sa réponse est que Cela est précisément l'Inconnaissable. Nous ne pouvons le décrire. Et cependant, c'est à travers les principes manifestés dans l'univers qu'il nous faut arriver à Cela, à travers la vie, le mental.
S'il n'y avait rien d'autre, il n'y aurait aucun espoir pour l'âme et le dernier mot de la sagesse serait un agnosticisme résigné.
La vérité, c'est que le Suprême Se donne à la fois à notre connaissance et à notre mentalité par la voie propre à chacune, et il nous est possible, en suivant cette voie d'arriver à Lui, mais seulement à la condition de ne pas prendre pour la vraie connaissance le fait de saisir par notre mental et de connaître par notre pensée supérieure, et de ne pas nous reposer dans la satisfaction de posséder.
La Voie, c'est d'employer correctement notre mental pour acquérir la sorte de connaissance qui est ouverte à ses capacités purifiées les plus hautes.
Nos perceptions mentales ne sont qu'autant de fils par lesquels nous pouvons nous élever au-dessus de la perception mentale, et si nous employons ces idées symboles et la combinaison qu'en fait notre pensée afin d'atteindre, par-delà le symbole, la réalité, alors nous avons correctement employé le mental et le discernement supérieur selon leur suprême dessein.
Le mental ne peut que refléter la forme, l'image suprême telle qu'elle se montre à notre mentalité. A travers ce reflet, nous découvrons, nous connaissons et nous trouvons l'immortalité.
Cet accomplissement doit être réalisé ici, en ce monde mortel.
(D'après le commentaire de Shrî Aurobindo de la Kena)
LA BHAGAVAD GITA 3 - POURQUOI UN DIEU ?
Un dieu est-il nécessaire ?
Le simple droit, la simple justice ou les seuls modèles de vertu ne suffisent-ils pas ?
Les grands hommes ou grands mouvements, la vie et les oeuvres des sages, des rois et des instructeurs ne peuvent-ils nous dispenser de véritable incarnation ou de religion ?
Nous avons dit dans l'article précédent que l'Avatar, manifestation de la nature divine en la nature humaine, qu'il s'agisse de Krishna, de Bouddha ou de Christ, nous permettait de modeler notre pensée, notre sensibilité, notre action, notre être sur cette nature afin que cette nature puisse se transfigurer en le Divin.
S'il n'y avait à aider cette montée de l'homme en la Divinité par la descente de Dieu en l'humanité, la venue de l'Avatar pour le seul souci du dharma serait un phénomène superflu puisque le simple droit, la simple justice ou les simples modèles de vertu peuvent toujours être maintenus par l'omnipotence divine.
Le Christ, Krishna, Bouddha, chacun d'eux se tient au centre, arche d'entrée, et se fait lui-même la voie que doivent suivre les hommes.
C'est pourquoi chacun des Avatars présente aux hommes son propre exemple et se déclare la voie et la porte ; il déclare également l'identité de son être humain avec l'être divin, il déclare que le Fils de l'Homme et le Père qui est aux cieux et de qui il est issu sont un ; que Krishna en Son corps humain et le Seigneur suprême et l'Ami de toutes les créatures ne sont que deux révélations du même Purushottama divin, ici révélé sous la forme humaine, là dans son être propre.
(d'après Shrî Aurobindo)
IRENEE de Lyon ne dira-t-il pas :
"Dieu s'est fait homme pour que l'homme se fasse dieu".
Je trouve que ces commentaires éclairent beaucoup notre lecture des évangiles. Jésus dira dans Jean :
Je suis la porte Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance. (Jn 10/10)
et :
JE SUIS LE CHEMIN, LA VERITE ET LA VIE (Jn 14/6)