DEMOCRATIE - L'ENA - L'ECOLE DU POUVOIR
Un excellent téléfilm révélateur de Raoul Peck que je viens de voir sur Arté et qui illustre mes propos précédents.
Il s'agit de 5 intellectuels pleins d'illusions qui viennent de réussir le concours à l'ENA. Ils s'engagent par écrit à refuser les grands corps d'état. Deux d'entre eux seulement le feront.
L'histoire se déroule dans les années 70 jusqu'à l'élection de François Mitterrand en 1981.
Le personnage de Laure est vibrant de vérité et n'est pas sans rappeler celui d'une femme de cette époque qui est restée fidèle à ses engagements.
La réalité de la vie et l'hypocrisie de leurs supérieurs hiérarchiques les obligeront à capituler et à s'écraser pour poursuivre leurs études. L'un d'entre eux qualifiera même l'ENA d'Ecole Nationale d'Ambition, lors du choix, à la sortie de l'école.
Peut-on rester fidèle à ses engagements, à ses promesses, à son conjoint , quand la vie nous bouscule ? J'ai déjà évoqué ce problème dans Fructifie.
DEMOCRATIE - LE NOMBRE EST-IL UN CRITERE DE QUALITE ?
Aujourd'hui, la démocratie n'a jamais été autant idolatrée, sacralisée , alors qu'elle est bafouée, reniée, jetée dans la boue.
Croire qu'en changeant les individus par d'autres ayant les mêmes ambitions est une illusion. La haine des bourgeois n'a d'égale que le désir de leur ressembler.
La démocratie fut l'art de faire croire au peuple qu'il était souverain.
Je ne pense pas qu'une majorité puisse toujours avoir raison.
Le nombre n'est pas un critère de valeur. La quantité n'est pas la qualité. La valeur d'un groupe ne dépend pas de son nombre mais de ses convictions.
La majorité n'est pas un critère de vérité.
Un individu seul peut avoir raison.
Considérez les oeuvres du Top 50. Les grands musiciens n'y figurent pas. Seul l'audimat compte.
Pensez à la pièce 12 HOMMES EN COLERE. 12 hommes sont réunis dans une salle pour délibérer. La majorité est prête à condamner un individu. Pourtant un homme arrive à renverser la situation et à mettre le doute.
La minorité doit être considérée et prise en compte. Elle ne doit pas être méprisée.
"Le principe de divinité dans l'homme, le moyen qu'il a de se dépasser, de dépasser les intérêts, les opinions, les occupations empiriques, Platon le nomme intelligence. Cette puissance existe en tout homme, mais elle est mal dirigée, mal orientée." (La République VI-VII)
C'est l'éducation, dit Platon, que l'homme peut s'élever. Elle justifie le gouvernement des philosophes. Or, ceux-ci, une fois formés, désirent tout autre chose que gouverner.
De même, dans l'Antiquité chinoise, seuls les lettrés et les hommes de qualité étaient aptes à gouverner.
Pour faire confiance aux gens, considérer les concitoyens comme des adultes responsables, il faut éduquer et ne pas matraquer,ne pas mater les individus pour les obliger à penser ce qu'on veut qu'ils pensent.
Il n'y a pas de pensée unique.
Remplacer une catégorie par une autre ayant les même règles n'est pas véritablement une révolution comme cela a été fait en 1789. Mais changer les règles du jeu constitue une véritable révolution. Je ne suis pas sûre que les hommes soient prêts à cela. Les gens ne sont pas élus au pouvoir pour changer les choses mais pour conserver ces choses telles qu'elles sont.
DIEU EST MORT - VIVE DIEU
En écoutant Elisabeth Roudinesko parler de la mort de Dieu cet été sur France Culture je pense en effet qu'une image de Dieu ou plutôt de la Religion est bien morte :
- une religion qui se sert de Dieu, sans crainte de lui, pour justifier les guerres et les inquisitions,
- une religion qui reproduit les modèles de la société avec les valeurs de celle-ci : Avoir et Pouvoir,
- une religion qui consiste à une mainmise sur les hommes pour conserver les privilèges des marchands.
Cette religion n'est plus acceptable et a discrédité le christianisme.
Les hommes n'ont pas accepté le message radical du fils et l'ont tué puis ils ont adapté Dieu à leur image.
Mais le monde évolue et est riche de toutes ces avancées.
Je suis persuadée que celui-ci va enfanter une autre société où l'on verra les hommes :
- se tendre les mains au lieu de se combattre,
- partager leurs richesses au lieu de s'exploiter,
- protèger la terre au lieu de l'appauvrir pour s'enrichir,
- se respecter et s'enrichir les uns les autres sans vouloir se dominer.
Les églises auront alors accompli leur mission et deviendront inutiles.
Oui à une nouvelle société réorganisée, vraiment humaine, qui reliera les hommes.
SANTE - PEUT-ON FAIRE CONFIANCE AUX PROFESSIONNELS ?
Suite à des problèmes dentaires, j'ai consulté un dentiste qui n'a pas vu la carie douloureuse et qui a déplombé une dent déjà soignée alors qu'elle se trouvait ailleurs. Un mois plus tard, j'avais une caverne dans la dent non soignée
Le nouveau dentiste a dû exercer tout son talent pour me conserver le pan de dent qui restait après curetage.
Le lendemain de ma visite chez le radiologue pour une radio panoramique, j'ai attrapé un staphylocoque encore à mon oeil fragile qui n'a pas encore disparu.
Que penser de ces méthodes de voyous qui profitent de la sécurté sociale et des cotisations des salariés ?
Elles prouvent hélas que mes soupçons sont bien justifiés.
La création de la sécurité sociale a beaucoup servi à enrichir le personnel de santé et je comprends les réticences des Américains à entrer dans un tel système pervers.
VIDEO - SPECTACLE EQUESTRE ET FAUCONNERIE
Je vous invite à découvrir ce spectacle que j'ai vu la semaine dernière au domaine de Gaillac, près de la Couvertoirade, sur le Larzac. Je voulais faire des photos de la forge qui était présentée. J'ai dû faire 40 km de trop car je n'avais pas de bonne carte et j'ai dépassé la bonne sortie sur l'autoroute.
PETITION CONTRE LA LAPIDATION DE SAKINEH
Pour signer la pétition, cliquer sur le lien :
http://laregledujeu.org/2010/09/08/2806/des-nouvelles-de-sakineh/
Rappelez-vous l'histoire du flocon de neige !
DES SOURIS ET DES HOMMES DE JOHN STEINBECK
Dans cette pièce de 1937 John Steinbeck évoque le sort des marginaux, des vieux, des étrangers, des malades mentaux. Tous leurs projets échouent.
La solitude, la vieillesse, le handicap ne conduisent qu'au rejet et à la mort.
Le geste d'amitié de George le conduit à tuer pour ne pas laisser son ami malheureux en asile.
C'est une vue pessimiste et réaliste de la vie en Amérique après la crise de 1929.
Elle est très proche de notre réalité d'aujourd'hui.
Il n'y a aucun espoir et cela me fait penser au Meilleur des Mondes dont j'ai aussi parlé.
Je suis très loin des critiques enthousiastes que je viens de lire sur Internet.
THEATRE - DES SOURIS ET DES HOMMES DE JOHN STEINBECK
Cette pièce de théâtre de John Steinbeck, bien que bien jouée, m'a fortement décue.
Le traitement de la femme dans ce ranch de Californie dans les années 37 est inadmissible et il est regrettable que cette image négative soit proposée à un jeune public influençable.