VIDEO RESTAURATION D'UNE TOITURE EN LAUZES CALCAIRE
Une vidéo pour montrer et transmettre le savoir-faire des artisans d'autrefois afin qu'il ne se perde pas :
CONCLUSION
Il y a beaucoup de choses à dire encore mais je m'arrête pour l'instant peut-être définitivement. J'ai commencé le blog depuis presque 3 ans et je remercie vivement tous les visiteurs qui sont venus.
Je me propose de présenter, si je peux, ces légendes auprès d'un jeune public sous forme de marionnettes.
L'ORIGINE COMMUNE DES RELIGIONS
Notre histoire ne commence pas avec l'écriture mais avec notre code génétique qui a enregistré des milliards de données depuis l'origine du monde. De même, les religions occidentales se sont nourries à un tronc commun qui s'est ramifié par la suite. « Toutes les positions religieuses ont été données une fois pour toutes dès l'instant où l'homme a pris conscience de sa situation existentielle au sein de l'univers » écrit Mircéa Eliade. Certes, le sens et l'interprétation ont pu changer au cours de l'histoire qui a évolué mais le message transmis a toujours été le même. C'est ce que nous avons essayé de montrer.
Bien que nous n'ayons pas de documents écrits de l'ère paléolithique, l'animal n'est devenu homo-sapiens qu'en refusant sa condition et son déterminisme. En se redressant, il a perçu une autre vision du monde et s'est dégagé de ses congénères. Il a pu se déplacer. Cela lui a certainement beaucoup coûté mais c'est grâce à lui que nous sommes nous-mêmes aujourd'hui. C'est grâce à lui que nous parlons, fabriquons, écrivons, pensons. Ne méprisons donc pas ces hommes premiers, dits primitifs, alors que nous leur devons tout même s'ils vivent aujourd'hui différemment de nous.
L'idée du salut, du maintien et de la propagation de la vie est antérieure à celle de l'idée de Dieu. Ce que nous appelons religion aujourd'hui et que certains ignorants se voulant rationalistes rejettent avec mépris a donné sa noblesse et sa dignité à l'homme d'aujourd?hui. C'est grâce à elle que toutes les découvertes scientifiques importantes ont pu être faites. L'homme de jadis a tenté de domestiquer et de se rendre favorables les forces hostiles de la nature pour vivre et pour survivre. Le chasseur-cueilleur a dû se battre pour se nourrir et se protéger et, face à la souffrance et à la mort de son ami, de son père, a élaboré le premier un système qui lui a permis de donner un sens à sa vie et de vivre, d'y puiser son énergie, sa puissance créatrice. Il l'a fait avec des mythes, des rites, que les intellectuels successifs n'ont fait qu'utiliser et reprendre en les débarrassant de leur soi-disant naïveté. Or, les mythes font partie de notre patrimoine au même titre que nos cathédrales. Ce sont eux qui fondent et sont le socle de notre système de valeurs. Il faut les protéger pour comprendre notre histoire. « Le mythe est un acte de création autonome de l'esprit : c'est par cet acte de création que la révélation s'opère et non par la matière ou les événements qu'elle exploite » dit encore Mircea Eliade.
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Si nous nous donnons la peine, avec la rigueur et l'honnêteté du chercheur d'étudier nos textes religieux, nous découvrirons, comme dans les roches, les strates et les signes de cette pensée originelle. L'homo-sapiens, l'homme dit primitif, l'aborigène d'Australie ou l'Indien d'Amérique a encore quelque chose à nous apprendre aujourd'hui, à nous qui nous croyons si forts et qui détruisons sans honte la nature. Nous transmettrons alors un autre message à nos enfants. Nous aiderons les jeunes générations privées de toute culture à se situer dans cette longue histoire de la pensée. Nous ne sommes pas supérieurs aux premiers hommes qui ont fait le plus dur travail parce que nous utilisons des machines plus perfectionnées que la pierre taillée ou que nous savons tous écrire et parler facilement. Nous avons toujours besoin de la nature, de nous mobiliser pour combattre le mal et les forces d'anéantissement qui nous menacent aujourd'hui comme jadis et nous sommes peut-être plus mal préparés et armés pour le faire. Georges Dumézil a découvert la structure tripartie unique chez les Indo-européens. Mais, seuls, ces peuples, pensait-il, avaient pu élaborer une structure intellectuelle. C'est vrai, mais nous pensons qu'il faut remonter plus haut. C'est peut-être grâce aux penseurs chinois et aux échanges qui ont eu lieu, aux idées qu'ils ont répandues partout dans le monde, en Amérique, en Egypte, en Mésopotamie, qu'ils ont pu le faire. Chaque peuple a puisé dans ce fond commun pour en faire un système propre à son développement religieux et matériel. Ces articles et ces idées sont extraits d'un travail sur l'Origine commune des religions qui a été déposé. |
L'INFLUENCE DE LA CHINE 7 - LE DRAGON ET QUETZACOALT LE SERPENT A PLUMES AU MEXI
Oiseau et serpent sont inséparables en Chine.
On les retrouve dans le serpent à plumes QUETZACOALT et dans TLALOC, le dieu mexicain de la pluie, représenté sous la forme d'un enroulement de serpents.
Le dragon fit son apparition dans le monde chinois quelques dizaines d'années avant notre ère comme le symbole de la force créatrice de la nature et du dynamisme universel. On distingue :
- les dragons du ciel,
- les dragons-esprits qui font tomber la pluie,
- les dragons de la terre, des sources et des fleuves,
- les dragons gardiens des trésors.
Dans l'imagerie mythologique, le Dragon a "une tête de cheval ou de chameau et une queue de serpent, ses cornes sont celles d'un cerf, ses yeux ceux d'un démon, son cou celui d'un serpent, son
ventre évoque une huître, ses écailles sont celles d'une carpe, ses serrres celles d'un aigle, ses pattes celles d'un tigre et ses oreilles celles d'un boeuf... et il peut être blanc, noir, vert,
bleu ou jaune" !
L'INFLUENCE DE LA CHINE 6 - BA ET BASTET - HOUJI ET JESUS
Le boeuf chinois a pu donner naissance à Gayomard en Perse, le taureau primordial, à Min en Egypte.
Des spécialistes ont noté de nombreuses similitudes entre les moyens utilisés par Nuba et par ceux qu'employèrent les démiurges des mythologies eurasiennes (Hébreux, Egyptiens, Romains,
Coréens...) et américaines. (Anthologie des mythes et légendes de la Chine ancienne)
Nuba, fille de Huangdi, déesse de la sécheresse fait penser à la lionne Bastet en Egypte.
Les 9 cieux rappellent les portes du livre des morts égyptiens.
Le serpent se retrouve aussi dans les textes égyptiens :
Etant donné que la terre est carrée et le ciel rond, il existe des endroits que le ciel ne couvre pas et que le soleil n'éclaire pas.
Au nord et à l'est, il y a les Liusha (sables mouvants), vastes déserts, domaine de la dame Ba, déesse de la sécheresse.
Le Sud-Ouest est la région de la soif, que hantent des fourmis rouges gigantesquees. Les gens n'y mangent pas et ne s'habillent pas. Ils dorment tout le temps.
Le Nord-Ouest est la contrée des neuf obscurités. Là, il y a un serpent à tête d'homme. Son corps fait plus de mille lis. Il ne mange ni ne boit ni ne souffle. Quand il ferme les yeux, il
fait nuit.
Quand il ouvre les yeux, il fait jour.
Quand il souffle, il y a du vent et de la pluie.
Dans le Nord-Est, flotte sur la mer une sorte de boeuf à corps vert et à patte unique. C'est le Kui dont le souverain Yao prit la peau pour en faire un tambour,
symbole de sa souveraineté.
Ces lignes renvoient au grand hymne au soleil de l'époque d'Aménophis II. Amon-Rê est le taureau au coeur d'Heliopolis, Min-Amon et au psaume 104 de la Bible.
Lorsque tu brilles, le petit bétail se pâme,
Quand tu étincelles, ton amour est dans le ciel du Sud et ta douceur dans le ciel du Nord.
Les textes sur le soleil en Chine ressemblent fort à ceux d'Egypte. Parfois au cours de leur voyage, le soleil et la lune sont attaqués par la licorne qui essaie de les dévorer, plongeant alors
la terre dans les ténèbres tandis qu'en Egypte, la barque solaire peut-être attaquée par le serpent.
La naissance de Fuxi, sauvé dans une calebasse, de Houji (le souverain Millet) a peut-être engendré celle de Moïse et de Jésus.
Celle qui jadis donna naissance à notre race,
Ce fut Jiangyuan !
Et comment donna-t-elle naissance à notre race ?
Elle sut faire offrande et sacrifice,
Pour ne pas rester sans enfant,
Marcha sur l'empreinte de l'ancêtre et en fut émue ;
Fut fortifiée, fut bénie,
Fut enceinte et alla jusqu'à son terme ;
Mit au monde et nourrit l'enfant :
Ce fut Prince Millet.
Quand elle eut accompli le temps de sa grossesse,
Son premier-né naquit comme un agneau,
Sans déchirure, sans rupture,
Sans mal, sans lésion,
Car c'était un enfant divin !
Livre des odes cité par Chantal Zheng
L'INFLUENCE DE LA CHINE 5 - LA TETE DE BOEUF - YHW ET LE SIGNE WU EN CHINE

On a montré pour la Chine comment le mot emblème "wu" a pu représenter l'idée de totem dans le passé. Il est en effet significatif que dans la graphie de "wu" sont associés l'élément "boeuf"
et l'élément "wu" qui évoque un étendard. L'idée impliquée étant qu'à l'origine un boeuf aura peut-être été dessiné sur une enseigne pour symboliser une communauté, un clan. (Chantal
Zheng)
Une légende dit que dans les Plaines centrales vivait le monstre Yayu. Il ressemblait à un boeuf, couvert de poils longs et rouges, avec un visage humain et des sabots de cheval.
Nous avons dit que Shennong qui portait aussi le nom de Yandi (Empereur rouge) avait un corps d'homme et une tête de boeuf.
L'écriture chinoise se développe vers 1300 avant notre ère. Les premières inscriptions apparaissent sur de l'os ou sur des écailles de tortue et les premières inscriptions en alphabet phécicien
notant aussi l'araméen et l'hébreu vers - 1100.
Dans l'alphabet phécicien la lettre ' est rendue par un signe qui affecte la forme d'une tête de bovin :
La naissance de l'écriture
Si l'on analyse tous les signes de l'alphabet phénicien :
on s'aperçoit que le Resh ressemble à l'étendard "wu" chinois.
Les archéologues ont trouvé sur le plateau de Serabit el-Khadim dans le sud-ouest du Sinaï un grand nombre d'inscriptions pour la plupart égyptiennes mais qui pour certaines relevaient d'un
système différent qu'on a appelées "protosinaïtiques". Il convenait de les distinguer des graffiti de nomades en nabatéen, tous bien postérieurs, relevés depuis longtemps à travers la péninsule
et qualifiés "d'inscriptions sinaïtiques". (Sciences et Vie 2002
Les Egyptiens exploitaient depuis le Moyen-Empire cet endroit riche en oxydes de cuivre pour la turquoise et de nombreux ouvriers venus de l'Est y travaillaient certainement et ont pu
laisser leur écriture qui est devenue l'Hébreu.
Peut-on en déduire que c'est le "wu" chinois qui a donné naissance à YHW puis à YHWH?
L'INFLUENCE DE LA CHINE 4 - HUANGDI ET SHENNONG - CAIN ET ABEL
Une autre comparaison peut être faite au sujet de l'histoire de Huangdi et Shennong en Chine.
Huangdi (l'Empereur jaune) aurait vécu au IIIe millénaire avant JC. C'est l'une des figures les plus importantes. Il est présenté comme un conquérant et un justicier, dieu des monts Kunlun et
dieu du centre de la terre. Il avait pour frère Shennong qui est aussi Yandi (l'Empereur rouge). Yandi avait un corps d'homme et une tête de boeuf. Tous deux s'affrontèrent pour le pouvoir.
Huangdi était un forgeron. Les taoïstes le considèrent comme le fondateur de leur doctrine. Il tua une créature terrible et inventa le
tambour et le luth à 5 cordes pour réduire l'excès des vents.
SSS
Shennong est un laboureur. Il apporta aux hommes les bienfaits de
l'agriculture en leur enseignant l'art de cultiver les cinq céréales et inventa la charrue.
Dans la Bible, Caïn est aussi forgeron et Abel un éleveur. Tous deux s'affrontèrent aussi.
Est-il raisonnable ou possible dans ce cas de dire que les mythes seraient passés en Chine par le Turkestan ou la Perse ? Ce sont plutôt les Chinois qui se sont déplacés et qui ont transmis
leurs récits aux populations locales qui les ont utilisés et modifiés.
C. Lévi-Strauss est tenté de comparer la côte Nord-Ouest de l'Amérique du Nord, la Chine, la Sibérie, la Nouvelle-Zélande, l'Inde et la Perse dans une recherche concernant l'art et reconnaît
qu'il est impossible de ne pas être frappé par les analogies présentées par l'art de la côte NO de l'Amérique avec celui de la Chine archaïque, analogies qui ne résident pas tant dans l'aspect
extérieur des pièces que dans les principes fondamentaux que l'analyse des deux arts permet de dégager. (cité par Chantal Zheng)
L'INFLUENCE DE LA CHINE 3 - LE DELUGE EN CHINE - NOGONG ET NOMU - FUXI ET NUWA
Il existe un texte en Chine un mythe qui raconte comment deux enfants ont survécu au déluge provoqué par le dieu du Tonnerre grâce à des graines de melon ou de courge selon les versions.
Une autre version existe chez les Yao avec Fuxi et Nüwa.
Ce texte est probablement antérieur à l'origine de l'épopée de Gilgamesh et a pu être à son origine sous une forme orale.
Chantal Zheng signale cependant que ce mythe, "inconnu du monde chinois, se serait propagé au début de l'époque Han. Né au sud de la Chine, il se serait diffusé progressivement dans les
provinces chinoises. La 1ère version écrite de ce mythe se trouve dans l'ouvrage Huainanzi, rédigé dans le pays de Chu (Hubei-Hunan) dans la région précisément où étaient concentrées les
populations Miao. Fuxi et Nugua n'apparaissent pas systématiquement dans les chronologies chinoises pré-Han."

Cité par Chantal Zheng
L'INFLUENCE DE LA CHINE 2 - LE PECHE ORIGINEL 8 - YU LE GRAND
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LE RECIT DE YU LE GRAND EN CHINE Le récit est aussi un récit de création, d'organisation du chaos, de lutte pour la vie qui commence avec la séparation du ciel et de la terre. Yu est le fils de Kouen. Il a été chargé d'endiguer les eaux qui inondaient la Chine. Il réussit cet exploit en construisant des canaux et en respectant la nature au lieu de la contraindre comme l'avait fait son père Kouen qui avait échoué en voulant construire des digues. Il ne vit pas sa femme pendant les 8 ans que durèrent les travaux mais il fut surpris par elle. Effrayée par sa transformation en ours, elle mourut après avoir donné naissance à un fils Ki, qui naquit d'une pierre fendue. L'ours est un symbole masculin et la danse de l'Ours est une danse effectuée par les hommes pour obtenir la pluie et les enfants. Il y a une création et une transgression dans ce texte. |
ZOROASTRE - L'INFLUENCE DE LA CHINE 1
C'est le prophète Zoroastre (forma hellénisée du perse Zarathoustra) qui est à l'origine de la réforme de la religion ancienne iranienne.
Il a peut-être vécu en Chorasmie, une région de l'Asie centrale, ou même plus loin encore vers le nord-est.
Le mythe de sa naissance rappelle fort celle du souverain Millet en Chine.
En étudiant les légendes de la Chine ancienne, on s'aperçoit qu'elles ont pu parvenir en Inde et en Iran.