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RÉFLEXION 43 -GOGOL - LES AMES MORTES - SUR L'EDUCATION

20 Août 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #SANTE ECONOMIE POLITIQUE EDUCATION, #TEXTES ET POEMES

J'ai profité  de mes vacances pour relire des documents que j'avais conservés et ai eu l'agréable surprise de constater qu'ils répondaient à mes interrogations. On ne lit pas de la même façon les textes qu'on découvre 20 ou 30 ans plus tôt. 

Les expériences de la vie, les découvertes, les voyages,  d'autres lectures donnent un nouvel éclairage  et apportent des réponses évidentes. 

J'ai ainsi eu la preuve de  mon hypothèse que je présenterai ultérieurement. 

Pour l'heure  voici un extrait de GOGOL les Âmes MORTES sur l'éducation qui me paraît judicieux et très actuel :

 

 

RÉFLEXION 43 -GOGOL - LES AMES MORTES - SUR L'EDUCATION

,DES TÊTES BIEN FAITES OU DES TÊTES BIEN PLEINES

 

comme dirait Montaigne

 

https://www.franceinter.fr/emissions/un-ete-avec-montaigne/un-ete-avec-montaigne-30-juillet-2012

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Rabelais, Pantagruel ; Montaigne, Essais
Annales corrigées
Classe(s) : 1re STI2D - 1re STMG - 1re ST2S - 1re STL
Type : Sujet d'oral | Année : 2014 | Académie : Inédit
 

> Montrez, par la comparaison de ces deux programmes d’éducation, l’évolution de la pensée humaniste.
DOCUMENT 1

 

Le géant Gargantua écrit à son fils Pantagruel parti étudier à Paris, une lettre dans laquelle il définit ce qu’est pour lui la formation d’un humaniste.

Très cher fils,

[…] je t’engage à employer ta jeunesse à bien progresser en savoir et en vertu. Tu es à Paris, tu as ton précepteur Épistémon : l’un par un enseignement vivant et oral, l’autre par de louables exemples, peuvent te former.

J’entends et je veux que tu apprennes parfaitement les langues : premièrement le grec, comme le veut Quintilien1 ; deuxièmement le latin ; puis l’hébreu pour les saintes Lettres, le chaldéen et l’arabe2 pour la même raison ; et que tu formes ton style sur celui de Platon pour le grec, sur celui de Cicéron pour le latin. Qu’il n’y ait d’étude scientifique que tu ne gardes présente en ta mémoire et pour cela tu t’aideras de l’Encyclopédie universelle des auteurs qui s’en sont occupés.

Des arts libéraux3 : géométrie, arithmétique et musique, je t’en ai donné le goût quand tu étais encore jeune, à cinq ou six ans ; continue ; de l’astronomie, apprends toutes les règles, mais laisse-moi l’astrologie, comme autant d’abus et de futilités.

Et quant à la connaissance de l’histoire naturelle, je veux que tu t’y adonnes avec zèle : qu’il n’y ait ni mer, ni rivière, ni source dont tu ignores les poissons ; tous les oiseaux du ciel, tous les arbres, arbustes, et les buissons des forêts, toutes les herbes de la terre, tous les métaux cachés au ventre des abîmes, les pierreries de tous les pays de l’Orient et du Midi, que rien ne te soit inconnu.

Puis relis soigneusement les livres des médecins grecs, arabes et latins, sans mépriser les Talmudistes4 et les Cabalistes5, et, par de fréquentes dissections, acquiers une connaissance parfaite de l’autre monde qu’est l’homme. Et pendant quelques heures du jour, va voir les saintes Lettres : d’abord en grec le Nouveau Testament et les épîtres des apôtres, puis, en hébreu, l’Ancien Testament.

En somme, que je voie en toi un abîme de science car, maintenant que tu deviens homme et te fais grand, il te faudra quitter la tranquillité et le repos de l’étude pour apprendre la chevalerie et les armes afin de défendre ma maison, et de secourir nos amis dans toutes leurs difficultés causées par les assauts des malfaiteurs.

Et je veux que, bientôt, tu mesures tes progrès ; cela, tu ne pourras mieux le faire qu’en soutenant des discussions publiques, sur tous les sujets, envers et contre tous, et qu’en fréquentant les gens lettrés tant à Paris qu’ailleurs.

Mais – parce que, selon le sage Salomon6, Sagesse n’entre pas en âme malveillante et que science sans conscience n’est que ruine de l’âme – tu dois servir, aimer et craindre Dieu, et mettre en Lui toutes tes pensées et tout ton espoir ; […]

Mon fils, que la paix et la grâce de Notre-Seigneur soient avec toi. Amen.

D’Utopie7, ce dix-septième jour du mois de mars,

ton père, Gargantua.

François Rabelais, Pantagruel, chap. VIII, 1532 ; édition en ­français moderne par Guy Demerson, Éditions du Seuil, 1973 et 1995.

1. Quintilien : rhéteur et pédagogue latin du ier siècle après J.-C.

2. Langues nécessaires à l’étude de l’Écriture sainte.

3. Arts libéraux : principales disciplines de l’enseignement.

4. Talmudistes : philosophes scolastiques du xive siècle, incarnant l’obscurité de la pensée médiévale.

5. Cabalistes : commentateurs expliquant le sens caché de l’Ancien Testament.

6. Salomon : roi de la Bible, particulièrement sage et juste.

7. Utopie : pays imaginaire dont le gouvernement idéal rend les gens heureux, imaginé par Thomas More.
DOCUMENT 2

 

Montaigne propose des directives pour l’éducation d’un jeune noble.

[…] Je voudrais aussi qu’on fût soigneux de lui1 choisir un guide2 qui eût plutôt la tête bien faite que bien pleine, et qu’on exigeât chez celui-ci les deux qualités, mais plus la valeur morale et l’intelligence que la science, et [je souhaiterais] qu’il3 se comportât dans [l’exercice de] sa charge d’une nouvelle manière.

On ne cesse de criailler à nos oreilles [d’enfants], comme si l’on versait dans un entonnoir, et notre rôle, ce n’est que redire ce qu’on nous a dit. Je voudrais que le précepteur corrigeât ce point [de la méthode usuelle], et que, d’entrée, selon la portée de l’âme qu’il a en main, il commençât à la mettre sur la montre4, en lui faisant goûter les choses, les choisir et discerner d’elle-même5, en lui ouvrant quelquefois le chemin, quelquefois en le lui laissant ouvrir. Je ne veux pas qu’il invente et parle seul, je veux qu’il écoute son disciple parler à son tour. […]

Qu’il6 ne demande pas seulement [à son élève] de lui répéter les mots de sa leçon [qu’il lui a faite] mais de lui dire leur sens et leur substance, et qu’il juge du profit qu’il en aura fait, non par le témoignage de sa mémoire, mais par celui de sa vie. Ce que [l’élève] viendra d’apprendre, qu’il le lui fasse mettre en cent formes et adaptées à autant de sujets différents, pour voir s’il l’a dès lors bien compris et bien fait sien. […]

Aussi bien est-ce une opinion reçue d’un chacun, que ce n’est pas raison de nourrir un enfant au giron de ses parents. Cette amour naturelle les attendrit trop et relâche, voire les plus sages. Ils ne sont capables ni de châtier ses fautes, ni de le voir nourri grossièrement, comme il faut, et hasardeusement. Ils ne le sauraient souffrir revenir suant et poudreux de son exercice, boire chaud, boire froid, ni le voir sur un cheval rebours, ni, contre un rude tireur, le fleuret au poing ; ni la première arquebuse. Car il n’y a remède : qui en veut faire un homme de bien, sans doute il ne le faut épargner en cette jeunesse, et souvent choquer les règles de la médecine :

« Qui passe sa vie en plein air dans les périls. »

Ce n’est pas assez de lui roidir l’âme ; il lui faut aussi roidir les muscles.

Michel de Montaigne, Essais, livre I, chap. 26 (1580-1595) ; ­édition en ­français moderne par A. Lanly,

Éditions Honoré Champion, 1989.

1. Lui : au futur élève.

2. Guide : précepteur.

3. Il : le précepteur.

4. Montre : piste où l’on présente les chevaux pour le galop d’essai.

5. L’âme elle-même, c’est-à-dire l’élève.

6. Il : le précepteur.
PRÉPARATION
Tenir compte de la question

    La question porte globalement sur la notion d’« humanisme ». Mais elle invite à discerner des nuances dans la pensée et les points de vue humanistes et restreint l’analyse aux principes d’éducation.
    « évolution » indique que vous devez tenir compte de la différence de date de composition des textes (1532 et 1580), donc du contexte politico-social.
    Utilisez dans vos titres d’axes les mots de la question ou un synonyme.

Trouver les axes
 

Conseil

Pour la lecture analytique ou le commentaire comparé, il faut mener de front l’étude des deux textes. Comparer la « définition » des deux textes permet de noter les ressemblances et les différences.

    Utilisez les pistes de la question, mais composez aussi la « définition » des deux textes.
    On peut choisir entre deux types de plans.

Premier type de plan :

1. Ressemblances ou analogies entre les deux textes. 2. Différences entre les deux textes. 3. Éventuellement, explication(s) de ces différences.

Deuxième type de plan : par centres d’intérêt ou idées directrices, avec, éventuellement, la démarche « ressemblances/différences » à l’intérieur de chaque centre d’intérêt.

Nous avons opté ici pour le premier type de plan.

    Texte de François Rabelais

 

Lettre (genre) d’un père à son fils (situation d’énonciation), injonctive [qui prodigue des conseils] et argumentative (types de texte), sur l’éducation et les études et sur les principes de vie (thème), didactique, lyrique (registres), enthousiaste (adjectif), pour définir les principes éducatifs et les valeurs humanistes (buts).

    Texte de Michel de Montaigne

 

Extrait d’autobiographie (genre) qui argumente (type de texte) sur l’éducation et les études (thème), didactique (registre), contrasté (adjectif), pour définir les principes éducatifs et les valeurs humanistes (buts).

> Première piste : cherchez les ressemblances en ce qui concerne les conditions d’éducation, les méthodes contestées et prônées, les valeurs proposées.

> Deuxième piste : repérez les différences en ce qui concerne les matières, le volume de connaissances, les méthodes…

> Troisième piste : à l’aide de ces deux textes, dégagez des constantes dans la définition de la « philosophie humaniste » de l’éducation ; en quoi ces deux textes sont-ils complémentaires ? Qu’est-ce qui explique les différences de points de vue ?

Pour bien réussir l’oral : voir guide méthodologique.

Humanisme et Renaissance : voir mémento des notions.
PRÉSENTATION
Introduction

[Amorce] Conscient de l’importance de la formation dans la construction d’un « homme » véritable, le mouvement humaniste de la Renaissance accorde une place prépondérante à la question de l’éducation.

[Présentation des textes] Ainsi Rabelais, dans Pantagruel, qui date de 1532, raconte la formation et la vie d’un jeune géant imaginaire : au chapitre III, le géant Gargantua, sentant venir sa mort prochaine, envoie à son fils Pantagruel parti étudier à Paris une lettre testament dans laquelle il lui prodigue ses conseils d’éducation et de vie. Quelque cinquante ans plus tard, Montaigne, dans ses Essais, qui datent de 1580, relate ses « expériences », fait part de ses conseils aux futurs précepteurs de jeunes enfants nobles.

[Rappel de la question] Quelle évolution ces textes révèlent-ils des principes éducatifs humanistes ?

[Annonce des axes] Bien que ces deux écrivains humanistes aient, sur l’éducation, des idées assez proches [I], certaines oppositions nuancent leurs conceptions [II]. Cette différence de vue s’explique par la différence de leur tempérament et du contexte d’écriture. Mais les deux textes permettent de dégager des constantes dans l’idéal éducatif humaniste et d’en percevoir la modernité [III].
I. Les ressemblances
1. Les conditions

    Les deux « programmes » exposés décrivent une éducation personnalisée et individuelle et exigent un précepteur pour l’élève (« ton précepteur Épistémon »/« choisir un guide »).
    Ce maître a pour rôle de diriger et guider l’élève : Épistémon forme Pantagruel par de « louables exemples » ; dans presque toutes les phrases du texte de Montaigne, c’est le précepteur (« il ») qui est sujet des verbes d’action indiquant la guidance : « Qu’il ne demande pas seulement, qu’il le lui fasse mettre […] pour voir ».
    L’éducation est un souci de tous les instants, à pratiquer sans relâche : Rabelais demande du « zèle » et multiplie les indications temporelles (« puis, pendant quelques heures du jour, d’abord/puis, fréquentes ») ; Montaigne conseille de faire « mettre en cent formes » ce qui vient d’être appris.

2. Les méthodes

Les deux humanistes soulignent que toute éducation exige :

    d’apprendre : Rabelais multiplie les mots du vocabulaire de l’apprentissage et de la mémoire (« apprends, apprennes, que tu ne gardes en ta mémoire, connaissance, science [= savoir] ») ; Montaigne conseille de faire « répéter [à l’élève] les mots de sa leçon » et de redire « ce qu’il viendra d’apprendre » ;
    mais aussi de comprendre : Pantagruel doit être capable de « souten[ir] des discussions publiques » ; l’élève de Montaigne doit savoir « dire [le] sens et [la] substance de sa leçon », « pour voir s’il l’a […] compris[e] ».

3. La finalité de l’éducation et la critique des méthodes du temps

    Ces deux idéaux d’éducation prennent en compte toutes les composantes de l’être humain :

    le corps : Pantagruel « appren[d] la chevalerie et les armes » ; l’élève de Montaigne s’exerce les « muscles » sur « un cheval […] le fleuret au poing » ;
    l’esprit, l’intelligence logique et les facultés de raisonnement, désignées par les termes de « science » et d’« intelligence » ;
    l’âme : Rabelais veut cultiver la « conscience », Montaigne entend « former » un « homme de bien ». L’éducation a un but moral.

    Tous deux préconisent un enseignement vivant, pratique, autant oral qu’écrit : Rabelais parle d’ « enseignement vivant et oral », Montaigne fait « goûter les choses » et mentionne le « témoignage […] de sa vie ».
    Les sources : référence permanente à l’antiquité grécoromaine (auteurs grecs : Aristote, Platon, et romains : Pline, Quintilien).
    Les deux auteurs construisent leur idéal éducatif à partir de la critique des méthodes éducatives (scolastiques) de leur temps (« laisse-moi l’astrologie… » ; « l’on corrigeât ce point de méthode usuelle »).

II. Les différences
1. La situation d’énonciation et le ton

    La lettre de Gargantua est le testament spirituel d’un père – personnage fictif – à son fils et d’un roi à son successeur ; d’où un mélange d’intimité et de solennité dans le ton, parfois injonctif (« j’entends et je veux », impératifs), et un certain lyrisme (rythme et ampleur des phrases, énumérations…).
    L’« essai » de Montaigne est une réflexion personnelle destinée à une de ses amies, la comtesse de Gurson, qu’il veut conseiller et convaincre ; d’où le ton plus didactique (« Je voudrais que » à deux reprises, « Je ne veux pas que » ; groupes binaires équilibrés ; procédés de la généralisation : « on », présent).

2. Les matières

    Le programme est bien plus lourd chez Rabelais (mais les nombreuses énumérations marquent le souci de préciser « toutes » les matières à travailler). Il insiste sur l’exhaustivité du savoir (« toutes/tous » ; métaphore de l’« abîme de science »). Montaigne s’écarte de ces ambitions démesurées.
    Les références à la religion sont nombreuses chez Rabelais (relever le lexique de la religion), absentes chez Montaigne.

3. Les méthodes

    Montaigne refuse le par cœur systématique et la répétition telle quelle (métaphore de l’entonnoir et du gavage ; « redire ce qu’on nous a dit »), somme toute privilégiés chez Rabelais. Pour Montaigne, il faut apprendre à comprendre plutôt qu’apprendre tout court ; c’est le sens de la formule bien frappée : « plutôt la tête bien faite que bien pleine ».
    Le précepteur chez Montaigne laisse plus d’autonomie à l’élève (métaphore équestre : « mettre sur la montre » ; « choisir […] d’elle-même », « en lui laissant ouvrir le chemin ») et accorde une grande importance au dialogue enseignant-enseigné (« parler à son tour », « de lui dire »). Chez Rabelais, moins de place est laissée à l’initiative de l’élève, presque toujours en situation de recevoir l’enseignement des autorités.
    Montaigne souligne la nécessité de mettre l’élève en situation de réinvestir ses connaissances et de les appliquer dans « la vie » pratique. Il conseille de juger l’élève plus sur sa « vie », son comportement que sur son savoir.

III. Des programmes complémentaires et modernes
1. À contexte différent, conceptions de l’éducation différentes

Les différences s’expliquent par les différences de contexte d’écriture.

    Les deux auteurs sont de formation et de tempérament différents : l’un est un moine autodidacte, érudit, l’autre un philosophe.
    Ils appartiennent à des générations différentes : le programme de Rabelais est marqué par l’enthousiasme du début du siècle (et par son tempérament) ; celui de Montaigne est marqué par les interrogations nuancées de la seconde moitié du siècle (guerres de religion) et est empreint de tempérance et d’esprit critique. Rabelais a eu le mérite de souligner l’importance de la science ; Montaigne a mis l’accent sur la formation du jugement.
    Ils s’adressent à un lectorat différent : l’un veut divertir par une parodie d’épopée un lectorat très large ; l’autre écrit en philosophe.
    Ils diffèrent dans leur projet : la lettre de Gargantua vise à former un futur roi dont la devise « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » (analyser la construction et le jeu sur les mots) est un principe de gouvernance ; Montaigne a pour but de former un esprit cultivé et autonome.

2. Une complémentarité qui dessine l’idéal humaniste

Cependant la combinaison de ces programmes, complémentaires, définit l’idéalhumaniste :

    l’un insiste sur l’appétit de savoir et, tout en formant un homme complet, veut qu’il ait une « tête bien pleine » ;
    l’autre est plus souple sur les matières mais insiste davantage sur l’implication personnelle de l’élève, la nécessité de le faire participer.

3. Des points de vue très modernes

Cependant l’un et l’autre, s’opposant à l’éducation scolastique médiévale, sont « révolutionnaires » pour l’époque. Ils s’approchent des conceptions éducatives modernes (sport et éducation physique, diversification des matières et formation complète, importance de l’expérimentation, participation de l’élève…).
Conclusion

L’importance apportée au problème de l’éducation confirme la foi en l’homme qui a marqué la Renaissance et est une composante de l’engagement humaniste pour une nouvelle vision de l’homme. Ces principes éducatifs ont fortement marqué les tendances actuelles de l’enseignement : équilibre entre activités manuelles, physiques et intellectuelles, initiative laissée à l’élève, importance des exercices d’application mais aussi développement de l’esprit critique… Seule l’exigence d’un précepteur particulier ne correspond plus aux réalités modernes.
ENTRETIEN

L’examinateur pourrait débuter l’entretien par la question suivante.

Quelle conception de l’homme et du monde et quelles valeurs révèlent les programmes d’éducation humanistes ?

Mettez en relation ce que vous avez appris en cours des caractéristiques majeures de la pensée humaniste et de ses valeurs. Il faut créer des liens entre les lectures analytiques et les deux textes que vous venez d’étudier.

L’entretien pourra se poursuivre dans diverses directions, par exemple :

    Peut-on parler d’humanisme de nos jours ?
    Quels sont les points communs et les différences entre l’humanisme du xvie siècle et celui du xxe siècle ?
    Comment comprenez-vous la phrase de Gargantua : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » ?

Pour réussir l’entretien : voir guide méthodologique.
Pistes pour répondre à la première question

L’importance accordée par les humanistes à l’éducation traduit :

    leur foi en la possibilité de former, d’amender tout être humain (une part importante est accordée à l’acquis par rapport à l’inné) et leur conscience de l’importance de l’enfance dans la formation de l’homme ;
    leur foi dans l’importance du choix de modèles à imiter (les Anciens et le précepteur notamment), mais aussi la primauté accordée à la formation du jugement, donc à l’autonomie de pensée.

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7&DES MÉDECINS HALLOPATHIQUES PEU SCRUPULEUX

12 Août 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #SANTE ECONOMIE POLITIQUE EDUCATION

Après une prise de tension dans un cabinet médical,  j'ai constaté le lendemain une irritatation sur mon bras qui n'était pas due à des piqûres d'insectes.

La chaleur et la transpiration provoquent certainement un foyer bactérien dans le matériel utilisé sans précaution. 

Les médecins  ressemblent à des commerçants,  dépendant des laboratoires qui prescrivent sans arrêt des examens et analyses et qui ne prennent pas la peine de respecter les règles d'hygiène élémentaires de base. Ils ne se lavent même pas les mains préférant compter sur Les  les vaccins et les antibiotiques.

Pourtant ils se moquent allégrement des médecins homeopathe se croyant bien supérieurs.

Je n'ai jamais rien attrapé au cours de mes nombreux voyages de par le monde.

Mais le corps médical ne pense qu''à ses intérêts et est défendu par ses confrères. 

Il y a plus de contrôles dans le domaine de la restauration.

 

 

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MICHEL ONFRAY BREVE ENCYCLOPEDIE DU MONDE

29 Juillet 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #CULTURE ET EVENEMENTS

J'ai retrouvé  comme chaque année les conférences de MICHEL ONFRAY le samedi et le dimanche sur FRANCE CULTURE et j'ai particulièrement apprécié sa réponse à un auditeur sur la façon dont on traité les personnes qui ne pensent pas comme on voudrait. C'est hélas vrai dans tous les domaines.

Il s'agit de l'émission du samedi 28 juillet 2018 Le devenir religion d'une secte (dernière partie).

'

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LE DÉSERT D'ATACAMA ARTE 27 JUILLET 2018

27 Juillet 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #VIDEO VOYAGES

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6&*COMPRENDRE LA BIBLE 14 - CEP OU CHANDELIER

26 Juin 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #MYTHES ET RELIGION VIDEOS

COMPRENDRE LA BIBLE 14- LE CEP OU LE CHANDELIER
Ils étaient tout petits, bien formés et prometteurs. Ils ont reçu la lumière et les soins mais ils se sont vite desséchés. La grêle et les orages les ont pourris et maltraités et  ils ont maudit la terre qui les portait.
Ils ont reflété les comportements des adultes qui les entouraient et ont reproduit les mêmes attitudes.
Ils croiront gagner leur vie alors qu’ils la perdront,
Ils apprendront à se débrouiller pour dominer les autres mais ils perdront leur âme,
Ils sauront sauver la planète et s'installer sur une exo-planète mais ne sauront pas se sauver eux-mêmes,
Ils aimeront les autres s’ils y trouvent un intérêt mais n’aimeront pas réellement,
Ils chercheront sans cesse à se surpasser mais se retrouveront toujours insatisfaits.

Pourtant, il y en a un qui a été différent. Il a cru aux paroles de la Bible. Ce n’était pas un chef d’état, ni un diplomate et il n’a rien construit. Il a simplement essayé de mettre en pratique ce qu’il avait appris. En cela il remettait l’ordre établi en question. Il n’a donc pas été reconnu et a été rejeté.  Il a été considéré comme fou par ses proches. Il est mort ignominieusement. Cependant, il a ouvert une brèche.  Mais ses successeurs ont récupéré son message pour en faire une nouvelle religion, le christianisme. Ils ont perverti sa pensée et l’ont même dénaturée pour la rendre acceptable ou repoussante. C'est ainsi que Paul a mis l'accent sur la résurrection future comme Jean dans l'apocalypse alors que Jésus parlait de la résurrection dans la vie présente et de royaume. Le clergé ensuite s'est discrédité avec les guerres et l'inquisition ou d'autres scandales. 

Avant lui il y a eu aussi Abraham qui a rompu avec les idoles de son père et a apporté le judaïsme,
Ismaël a été chassé et a été choisi lors de l'élaboration de l'islam.
Moïse a été chassé aussi. Il a rompu avec la religion égyptienne. Le dieu PTAH est devenu YAHVE. Il  a donné la loi. Il y a eu rupture avec le passé. 
Le Bouddha a quitté également sa maison pour réfléchir et offrir une voie de salut,

Tous se sont mis en marche et ont éclairé le monde. Etait-ce par choix, par curiosité, par nécessité ? S’il n’y avait pas eu de conflit, il n’y aurait pas eu de changement. Tous sont morts mais leur semence continue de germer. Leur vie  n’a pas été inutile. Ils insufflent leur esprit en nos corps pour nous faire vivre et illuminer notre coin à notre tour. Nous faisons partie de ce chandelier qui éclaire de plus en plus, quelle que soit la branche sur laquelle nous reposons.


Colette defrain 25.6.2018
 

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&OMPRENDRE LA BIBLE 13 - L'APOCALYPSE ET LE ROYAUME DE DIEU

30 Mai 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #MYTHES ET RELIGION VIDEOS

COMPRENDRE LA BIBLE 13 – LE ROYAUME DE DIEU

Jean décrit une ville qui descend du ciel sur la terre. Cela fait penser à la venue de Jésus parmi les hommes, à un mariage. Dieu a déjà fait alliance avec Noé, avec Abraham, avec Moïse. Jésus est le premier à avoir été en communion avec Dieu. Ce sont à présent tous les chrétiens qui peuvent recevoir cette cité.

Le livre de l’apocalypse est un livre qui s’adresse à des chrétiens persécutés. Apocalypse signifie « retirer le voile » comme le futur époux découvre le visage de la mariée. C’est un dévoilement, un "decouvrement" selon Chouraqui. C’est un genre littéraire prophétique. Même s’il fait occasionnellement référence à des visions, il se caractérise principalement par l’oracle, parole divine transmise par le prophète. L'évangéliste  écrit  aux 7 églises  au début  du livre. Le chiffre 7 indique une totalité.

Le chrétien est appelé  à cette union complète, à ce mariage avec Dieu. Il doit donc persévérer dans ses efforts ou se repentir. Il ressemble à cette fille de Jérusalem qui cherche son bien-aimé sur les murailles. Il n'a pas à  construire une cité idéale.  Elle lui sera donnée.  C'est un coeur ancien qui disparaît au profit d'un coeur nouveau qui accueille le divin en lui. Il lui est demandé  de changer de comportement,  de se repentir ou de persévérer  sans se décourager.

Il est question de résurrection  des morts dans le livre pour un jugement.  C'est la 2e mort pour ceux qui ont choisi la séduction du monde et ses richesses. Ils ne peuvent revenir dans la nouvelle cité.

Il ne faut pas penser à une fin du monde, à la destruction de la terre ou à la disparition du soleil dans 4 milliards d’années et demi. Cela ne peut nous intéresser maintenant. Jésus lui-même a dit :

 Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point : Il est ici, ou : Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous. (Lc 17/21)

Tu n’es pas loin du royaume de Dieu (Mc 12/34)

Et encore :

Quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, qu’ils n’aient vu le royaume de Dieu venir avec puissance (Mc 9/1 et Lc 9/27).

 L'apôtre  Paul  dira la même chose en 1 Tess 4/13-5/11

Le chrétien recevra l’arbre de vie, la couronne de vie. Il portera des vêtements blancs. Il sera une colonne dans le temple de Dieu où il pourra siéger sur le trône.

Colette defrain 30.5.18

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MARIAGE DE MEGHAN ET DE HARRY le 19 mai 2018

25 Mai 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #CULTURE ET EVENEMENTS

Une belle incarnation de la bien-aimée du Cantique des Cantiques.

Méghan est une Américaine métisse, divorcée et protestante.

 

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COMPRENDRE LA BIBLE 12 - LA MOISSON ET LA VENDANGE

24 Mai 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #MYTHES ET RELIGION VIDEOS

COMPRENDRE LA BIBLE 12 - LA VENDANGE ET LA MOISSON

C’est un homme Noé qui est à l’origine de la vigne et non Dieu. Il a sauvé sa famille et des animaux du déluge. C’est une nouvelle création.

Il se réjouit avec le vin de sa vigne alors que dans la Genèse, c’est Dieu qui a planté un jardin et qui y a plaçé l’homme et la femme pour le cultiver en leur donnant une loi. Ils ont désobéi et ont trouvé la mort.

Néanmoins, Dieu continue à les protéger et à les sauver en les aidant grâce à des commandements.

Si Dieu veut détruire sa vigne nous dit Esaïe 5/1-6, Dieu continue à vouloir la justice et le bonheur pour tous les hommes droits. De nombreux prophètes viendront proclamer la justice et la paix pour tous les hommes. Malheureusement c’est toujours la violence et l’envie qui règnent et amènent à tuer ces envoyés de Dieu.

Pourtant la vie continue grâce à la patience de Dieu et malgré les âmes qui se lamentent, lit-on dans Apo 6/9, et qui veulent le jugement.

La moisson grandit et la vendange est abondante. Pourtant le rédacteur Jean parle « du grand jour de la colère ». Dans Ap 14/19 il est écrit dans ma version Segond :

Il jeta la vendange dans la grande cuve de la colère de Dieu

Et la cuve fut foulée hors de la ville ; et du sang sortit de la cuve jusqu’aux mors des chevaux, sur une étendue de 1 600 stades.

Pourquoi donc, si la récolte est abondante les traducteurs parlent-ils de colère ? Ce mot est bien traduit du grec mais m’interroge.

Dans sa traduction,  Chouraqui écrit :

Il vendange la vigne de la terre et la jette dans le pressoir de l’écume d’Elohîm, le grand.

Le pressoir est foulé hors de la cité.

Le sang sort de la cuve, jusqu’au mors des chevaux, sur 1 600 stades. Apo 14-20

Le mot « colère » est traduit par « écume ». Quand les raisins sont broyés dans le pressoir, il se forme une écume que les théologiens ont traduit par colère, à tort me semble-t-il. Cependant, cette écume est assimilée à du sang, ce qui évoque le sang des martyrs et aussi celui de leurs compagnons.

Alors, Dieu peut-il se réjouir de tous ces morts ? Ou doit-il se réjouir d’une récolte abondante sur sa terre ?

Le dernier livre de la Bible nous parle d’une nouvelle création, d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre où la mort ne sera plus, où la mer n’existera plus, où la nuit disparaîtra devant la lumière du Christ. Il y a un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal. Le Christ est au centre de cette ville qui a 12 portes ouvertes représentant les 12 tribus de Jacob, les 12 disciples et qui constituent les fondements du croyant. C'est grâce à eux que nous pouvons nous réjouir à présent. Il n’y entrera rien de souillé et de mal mais l’arbre planté au-milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve servira à la guérison des nations.

Ainsi, l’âge d’or ne se situe pas dans le passé mais il est a-venir sur la terre où nous sommes et travaillons à cultiver et à garder, à produire et à soigner. L’image de cette ville est analogue à la croix. Les 4 branches ne symbolisent plus un instrument de torture mais le monde entier qui vit en paix. Le Christ est sur le trône au centre et règne à perpétuité. Il est le premier à avoir acccompli tous les commandements qui deviendront inutiles et obsolètes.

 

Colette defrain 24.5.2018

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LA VIGNE DANS LA BIBLE

10 Mai 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #VIDEO VOYAGES

Le maître, la vigne et les vignerons

 

Vous pouvez voir aussi, lire ou écouter :

http://www.eretoile.org/En-relation-a-dieu/Predications/

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