Overblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Articles récents

DECOUVERTE

25 Octobre 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #TEXTES ET POEMES

J'avais dit que je vous parlerai de la découverte que j'avais faite cet été. 

Cela m'a entraînée dans un véritable travail qui est à présent déposé chez un éditeur et protégé.  J'attends donc les conclusions qui risquent de demander du temps.

Lire la suite
Publicité

7RÉFLEXION 46 - FAUT-IL SUPPRIMER LES TICKETS DE CAISSE ? DES ROBOTS OU DES CITOYENS ?

21 Octobre 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #SANTE ECONOMIE POLITIQUE EDUCATION, #TEXTES ET POEMES

 

DES ROBOTS OU DES CITOYENS

Au moment où l'on parle de la suppression des tickets de caisse, je m'aperçois que les erreurs se multiplient :

- les prix affichés ne correspondent pas aux prix réels (4,99 € pour 7,98 € sur la balance),

- les remises ne sont pas appliquées,

- des coquillages périmés, 

- du foie de genisse vendues pour du foie de veau,

- dans un autre magasin le produit acheté est différent de celui qui est facturé et comme par hasard il est demandé à l'acheteur de faire peser les produits...

Il est à présent indispensable d'avoir un oeil sur la balance et sur les caisses.

Certes, les sommes sont peu importantes et les rectifications sont généralement faites mais cela nuit grandement à l'enseigne dont on se méfiera ou qu'on boycottera mais cela fait le bonheur des commerçants voleurs et c'est un marqueur révélateur. 

Car combien de personnes indemnisées pour un profit sans commune mesure ?

Beaucoup de personnes ne prennent pas leur ticket et ne vérifient donc pas et certains commerçants ne le donnent même pas si on ne le demande pas. D'ailleurs les enseignes louent le Drive. Ce sont elles qui font tout à votre place.

Beaucoup de personnes ne connaissent même pas le prix des produits qu'elles achètent.  Elles seront pourtant les premières à manifester dans les rues.

Les animateurs des émissions de consommation semblent surpris de cette absence de contrôle alors qu'ils sont llà pour éveiller au contraire la vigilance des consommateurs. De qui sont-ils complices et sont-ils des  lobbies eux-mêmes ?

Nous vivons dans une société de voleurs et de menteurs à tous les niveaux qui banalise les comportements délictueux et le politique a le devoir de protéger les citoyens. Malheureusement il semble que les gouvernements recherchent maintenant l'argent de la drogue. 

Nous devenons de plus en plus des robots qu'on peut programmer comme on le souhaite. Il en est de même avec la suppression des feuilles d'impôts qu'on ne recevra plus.

Ce sont des mesures à condamner et les consommateurs et citoyens doivent rester très vigilants. Ce matin j'ai entendu d'ailleurs que le ministre de l'éducation réitérant sa proposition d'interdire les téléphones portables à l'école.  Cela aurait évité bien sûr la publicité d'une menace au pistolet vis à vis d'un professeur de lycée de Créteil et un responsable syndical (aux ordres  ?)  a tenté de minimiser l'affaire. Je ne suis pas pour le téléphone portable à l'école mais il s'avère utile dans de tels cas et il faut apprendre à le gérer. 

C'est citoyen de décider. C'est bien lui qui a le pouvoir. INTERNET est incontournable mais il ne peut non plus nous remplacer. 

Lire la suite

UDÉPENSES PUBLIQUES

28 Septembre 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #SANTE ECONOMIE POLITIQUE EDUCATION

AVANT

AVANT

APRES

APRES

Outre la destruction d'un patrimoine par le bon vouloir  d'un maire, il y a gaspillage des fonds publics inadmissible.

Il n'y avait aucune mention de cette mesure dans le programme présenté. 

Il semble qu'il y a rivalité entre les élus. Il faut laisser une trace et l'on n'hésite pas à  détruire ce que l'un à fait, à démolir, à reconstruire. Ce donne peut-être du travail mais l'argent public est dépensé contre notre gré alors que des populations souffrent ici et dans le monde.

 

Lire la suite

REFLEXION 45 - PIRATES MÉCRÉANTS ET BIEN-PENSANTS

20 Septembre 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #TEXTES ET POEMES

Ma boite Mail à été  piratée cet été et un de mes contacts s'est malheureusement fait escroquer de 1700 €.

Il est regrettable que des individus utilisent de tels moyens délictueux. 

La technologie évolue mais l'homme, lui, ne change pas et il trouvera toujours des moyens pour exploiter ses semblables.

Il faut toujours être vigilant mais il vaut mieux être victime qu'escroc.

Est-il normal que des personnes généreuses soient ainsi trompées ? Elles deviendront méfiante s et se detourneront de la bonté et des valeurs humanistes. 

Je viens de regarder sur l'A5 un documentaire 'DANS LE CERVEAU DU MONSTRE". Pour quelques avantages (appartement, voiture, armé, femme...) le groupe DAECH recrute des combattants qui se laissent facilement convaincre. La femme est donnée à l'un puis à l'autre si elle ne plaît plus, comme un objet. Les chefs punissent les Musulmans qui ne se comportent pas comme ils devraient, (mutilations, exécutions arbitraires, enfermement. ..).

Comment des responsables peuvent-ils dénoncer et punir des actes qu'ils condamnent mais  pratiquent eux-mêmes  ? Ils ne peuvent être crédibles. La loi est la même pour les Musulmans et les soi-disant mécréants.

Ce reportage m'a fait penser bien-sûr aux guerres qui ne sont pas si anciennes en Occident et nous devons rester modestes dans nos jugements.

Ce comportement n'est pas spécifique à une catégorie ou à un peuple. Il fait partie de la nature qu'il faut rendre véritablement humaine.

Nos élus ne sont pas exemplaires non plus toutes proportions gardées. 

Les clivages ne se situent pas entre la gauche et la droite mais bien entre ceux qui veulent le pouvoir et ceux qui subissent, entre les riches et les pauvres, entrë les élites et le peuple.

Celà  peut-il changer ? Certainement si nous le voulons ou alors nous mourrons. Que préférons -nous

​​​​​​VIVRE OU MOURIR ?

Ou pensons-nous :

 

IL FAUT TOUT CHANGER POUR QUE RIEN NE CHANGE

(cité  dans le GUEPARD)

 

 

 

'

'

 

 

 

 

Lire la suite
Publicité

RÉFLEXION 44 - GOGOL ÉLOGE DU CULTIVATEUR

26 Août 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #TEXTES ET POEMES

Encore un texte de GOGOL extrait des Âmes MORTES :

Pardon pour la qualité de la frappe. Elle est ancienne. GOGOL dit que le cultivateur imite Dieu.

 

 

Lire la suite

RÉFLEXION 43 -GOGOL - LES AMES MORTES - SUR L'EDUCATION

20 Août 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #SANTE ECONOMIE POLITIQUE EDUCATION, #TEXTES ET POEMES

J'ai profité  de mes vacances pour relire des documents que j'avais conservés et ai eu l'agréable surprise de constater qu'ils répondaient à mes interrogations. On ne lit pas de la même façon les textes qu'on découvre 20 ou 30 ans plus tôt. 

Les expériences de la vie, les découvertes, les voyages,  d'autres lectures donnent un nouvel éclairage  et apportent des réponses évidentes. 

J'ai ainsi eu la preuve de  mon hypothèse que je présenterai ultérieurement. 

Pour l'heure  voici un extrait de GOGOL les Âmes MORTES sur l'éducation qui me paraît judicieux et très actuel :

 

 

RÉFLEXION 43 -GOGOL - LES AMES MORTES - SUR L'EDUCATION

,DES TÊTES BIEN FAITES OU DES TÊTES BIEN PLEINES

 

comme dirait Montaigne

 

https://www.franceinter.fr/emissions/un-ete-avec-montaigne/un-ete-avec-montaigne-30-juillet-2012

    Suivez-nous sur Facebook
    Suivez-nous sur Twitter
    Abonnez vous à notre chaîne Youtube
    Suivez-nous sur Instagram
    Je m'inscris
    Je me connecte

    Mon compte
    Le mag
        Brevet 2018
        Bac 2018
    Boutique
        Boutique
        Nos offres
    Enseignants
        Comment ça marche ?
    Réseaux sociaux

Vous êtes ici

    Accueil › 1re STI2D › Français › Rabelais, Pantagruel ; Montaigne, Essais

Français
Rechercher
Programme
Français Première STI2D

    Épreuve et méthodes du bac
        Les questions sur un corpus
        Le commentaire littéraire
        La dissertation littéraire
        L'écriture d'invention
        L'épreuve orale
    Les objets d’étude
        Le roman et ses personnages : visions de l'homme et du monde
        Le théâtre, texte et représentation
        Écriture poétique et quête du sens
        La question de l'homme dans les genres de l'argumentation
    Les outils de l'analyse littéraire
        La phrase, le texte, le discours
        Les procédés littéraires
        Les mouvements littéraires

Rabelais, Pantagruel ; Montaigne, Essais
Annales corrigées
Classe(s) : 1re STI2D - 1re STMG - 1re ST2S - 1re STL
Type : Sujet d'oral | Année : 2014 | Académie : Inédit
 

> Montrez, par la comparaison de ces deux programmes d’éducation, l’évolution de la pensée humaniste.
DOCUMENT 1

 

Le géant Gargantua écrit à son fils Pantagruel parti étudier à Paris, une lettre dans laquelle il définit ce qu’est pour lui la formation d’un humaniste.

Très cher fils,

[…] je t’engage à employer ta jeunesse à bien progresser en savoir et en vertu. Tu es à Paris, tu as ton précepteur Épistémon : l’un par un enseignement vivant et oral, l’autre par de louables exemples, peuvent te former.

J’entends et je veux que tu apprennes parfaitement les langues : premièrement le grec, comme le veut Quintilien1 ; deuxièmement le latin ; puis l’hébreu pour les saintes Lettres, le chaldéen et l’arabe2 pour la même raison ; et que tu formes ton style sur celui de Platon pour le grec, sur celui de Cicéron pour le latin. Qu’il n’y ait d’étude scientifique que tu ne gardes présente en ta mémoire et pour cela tu t’aideras de l’Encyclopédie universelle des auteurs qui s’en sont occupés.

Des arts libéraux3 : géométrie, arithmétique et musique, je t’en ai donné le goût quand tu étais encore jeune, à cinq ou six ans ; continue ; de l’astronomie, apprends toutes les règles, mais laisse-moi l’astrologie, comme autant d’abus et de futilités.

Et quant à la connaissance de l’histoire naturelle, je veux que tu t’y adonnes avec zèle : qu’il n’y ait ni mer, ni rivière, ni source dont tu ignores les poissons ; tous les oiseaux du ciel, tous les arbres, arbustes, et les buissons des forêts, toutes les herbes de la terre, tous les métaux cachés au ventre des abîmes, les pierreries de tous les pays de l’Orient et du Midi, que rien ne te soit inconnu.

Puis relis soigneusement les livres des médecins grecs, arabes et latins, sans mépriser les Talmudistes4 et les Cabalistes5, et, par de fréquentes dissections, acquiers une connaissance parfaite de l’autre monde qu’est l’homme. Et pendant quelques heures du jour, va voir les saintes Lettres : d’abord en grec le Nouveau Testament et les épîtres des apôtres, puis, en hébreu, l’Ancien Testament.

En somme, que je voie en toi un abîme de science car, maintenant que tu deviens homme et te fais grand, il te faudra quitter la tranquillité et le repos de l’étude pour apprendre la chevalerie et les armes afin de défendre ma maison, et de secourir nos amis dans toutes leurs difficultés causées par les assauts des malfaiteurs.

Et je veux que, bientôt, tu mesures tes progrès ; cela, tu ne pourras mieux le faire qu’en soutenant des discussions publiques, sur tous les sujets, envers et contre tous, et qu’en fréquentant les gens lettrés tant à Paris qu’ailleurs.

Mais – parce que, selon le sage Salomon6, Sagesse n’entre pas en âme malveillante et que science sans conscience n’est que ruine de l’âme – tu dois servir, aimer et craindre Dieu, et mettre en Lui toutes tes pensées et tout ton espoir ; […]

Mon fils, que la paix et la grâce de Notre-Seigneur soient avec toi. Amen.

D’Utopie7, ce dix-septième jour du mois de mars,

ton père, Gargantua.

François Rabelais, Pantagruel, chap. VIII, 1532 ; édition en ­français moderne par Guy Demerson, Éditions du Seuil, 1973 et 1995.

1. Quintilien : rhéteur et pédagogue latin du ier siècle après J.-C.

2. Langues nécessaires à l’étude de l’Écriture sainte.

3. Arts libéraux : principales disciplines de l’enseignement.

4. Talmudistes : philosophes scolastiques du xive siècle, incarnant l’obscurité de la pensée médiévale.

5. Cabalistes : commentateurs expliquant le sens caché de l’Ancien Testament.

6. Salomon : roi de la Bible, particulièrement sage et juste.

7. Utopie : pays imaginaire dont le gouvernement idéal rend les gens heureux, imaginé par Thomas More.
DOCUMENT 2

 

Montaigne propose des directives pour l’éducation d’un jeune noble.

[…] Je voudrais aussi qu’on fût soigneux de lui1 choisir un guide2 qui eût plutôt la tête bien faite que bien pleine, et qu’on exigeât chez celui-ci les deux qualités, mais plus la valeur morale et l’intelligence que la science, et [je souhaiterais] qu’il3 se comportât dans [l’exercice de] sa charge d’une nouvelle manière.

On ne cesse de criailler à nos oreilles [d’enfants], comme si l’on versait dans un entonnoir, et notre rôle, ce n’est que redire ce qu’on nous a dit. Je voudrais que le précepteur corrigeât ce point [de la méthode usuelle], et que, d’entrée, selon la portée de l’âme qu’il a en main, il commençât à la mettre sur la montre4, en lui faisant goûter les choses, les choisir et discerner d’elle-même5, en lui ouvrant quelquefois le chemin, quelquefois en le lui laissant ouvrir. Je ne veux pas qu’il invente et parle seul, je veux qu’il écoute son disciple parler à son tour. […]

Qu’il6 ne demande pas seulement [à son élève] de lui répéter les mots de sa leçon [qu’il lui a faite] mais de lui dire leur sens et leur substance, et qu’il juge du profit qu’il en aura fait, non par le témoignage de sa mémoire, mais par celui de sa vie. Ce que [l’élève] viendra d’apprendre, qu’il le lui fasse mettre en cent formes et adaptées à autant de sujets différents, pour voir s’il l’a dès lors bien compris et bien fait sien. […]

Aussi bien est-ce une opinion reçue d’un chacun, que ce n’est pas raison de nourrir un enfant au giron de ses parents. Cette amour naturelle les attendrit trop et relâche, voire les plus sages. Ils ne sont capables ni de châtier ses fautes, ni de le voir nourri grossièrement, comme il faut, et hasardeusement. Ils ne le sauraient souffrir revenir suant et poudreux de son exercice, boire chaud, boire froid, ni le voir sur un cheval rebours, ni, contre un rude tireur, le fleuret au poing ; ni la première arquebuse. Car il n’y a remède : qui en veut faire un homme de bien, sans doute il ne le faut épargner en cette jeunesse, et souvent choquer les règles de la médecine :

« Qui passe sa vie en plein air dans les périls. »

Ce n’est pas assez de lui roidir l’âme ; il lui faut aussi roidir les muscles.

Michel de Montaigne, Essais, livre I, chap. 26 (1580-1595) ; ­édition en ­français moderne par A. Lanly,

Éditions Honoré Champion, 1989.

1. Lui : au futur élève.

2. Guide : précepteur.

3. Il : le précepteur.

4. Montre : piste où l’on présente les chevaux pour le galop d’essai.

5. L’âme elle-même, c’est-à-dire l’élève.

6. Il : le précepteur.
PRÉPARATION
Tenir compte de la question

    La question porte globalement sur la notion d’« humanisme ». Mais elle invite à discerner des nuances dans la pensée et les points de vue humanistes et restreint l’analyse aux principes d’éducation.
    « évolution » indique que vous devez tenir compte de la différence de date de composition des textes (1532 et 1580), donc du contexte politico-social.
    Utilisez dans vos titres d’axes les mots de la question ou un synonyme.

Trouver les axes
 

Conseil

Pour la lecture analytique ou le commentaire comparé, il faut mener de front l’étude des deux textes. Comparer la « définition » des deux textes permet de noter les ressemblances et les différences.

    Utilisez les pistes de la question, mais composez aussi la « définition » des deux textes.
    On peut choisir entre deux types de plans.

Premier type de plan :

1. Ressemblances ou analogies entre les deux textes. 2. Différences entre les deux textes. 3. Éventuellement, explication(s) de ces différences.

Deuxième type de plan : par centres d’intérêt ou idées directrices, avec, éventuellement, la démarche « ressemblances/différences » à l’intérieur de chaque centre d’intérêt.

Nous avons opté ici pour le premier type de plan.

    Texte de François Rabelais

 

Lettre (genre) d’un père à son fils (situation d’énonciation), injonctive [qui prodigue des conseils] et argumentative (types de texte), sur l’éducation et les études et sur les principes de vie (thème), didactique, lyrique (registres), enthousiaste (adjectif), pour définir les principes éducatifs et les valeurs humanistes (buts).

    Texte de Michel de Montaigne

 

Extrait d’autobiographie (genre) qui argumente (type de texte) sur l’éducation et les études (thème), didactique (registre), contrasté (adjectif), pour définir les principes éducatifs et les valeurs humanistes (buts).

> Première piste : cherchez les ressemblances en ce qui concerne les conditions d’éducation, les méthodes contestées et prônées, les valeurs proposées.

> Deuxième piste : repérez les différences en ce qui concerne les matières, le volume de connaissances, les méthodes…

> Troisième piste : à l’aide de ces deux textes, dégagez des constantes dans la définition de la « philosophie humaniste » de l’éducation ; en quoi ces deux textes sont-ils complémentaires ? Qu’est-ce qui explique les différences de points de vue ?

Pour bien réussir l’oral : voir guide méthodologique.

Humanisme et Renaissance : voir mémento des notions.
PRÉSENTATION
Introduction

[Amorce] Conscient de l’importance de la formation dans la construction d’un « homme » véritable, le mouvement humaniste de la Renaissance accorde une place prépondérante à la question de l’éducation.

[Présentation des textes] Ainsi Rabelais, dans Pantagruel, qui date de 1532, raconte la formation et la vie d’un jeune géant imaginaire : au chapitre III, le géant Gargantua, sentant venir sa mort prochaine, envoie à son fils Pantagruel parti étudier à Paris une lettre testament dans laquelle il lui prodigue ses conseils d’éducation et de vie. Quelque cinquante ans plus tard, Montaigne, dans ses Essais, qui datent de 1580, relate ses « expériences », fait part de ses conseils aux futurs précepteurs de jeunes enfants nobles.

[Rappel de la question] Quelle évolution ces textes révèlent-ils des principes éducatifs humanistes ?

[Annonce des axes] Bien que ces deux écrivains humanistes aient, sur l’éducation, des idées assez proches [I], certaines oppositions nuancent leurs conceptions [II]. Cette différence de vue s’explique par la différence de leur tempérament et du contexte d’écriture. Mais les deux textes permettent de dégager des constantes dans l’idéal éducatif humaniste et d’en percevoir la modernité [III].
I. Les ressemblances
1. Les conditions

    Les deux « programmes » exposés décrivent une éducation personnalisée et individuelle et exigent un précepteur pour l’élève (« ton précepteur Épistémon »/« choisir un guide »).
    Ce maître a pour rôle de diriger et guider l’élève : Épistémon forme Pantagruel par de « louables exemples » ; dans presque toutes les phrases du texte de Montaigne, c’est le précepteur (« il ») qui est sujet des verbes d’action indiquant la guidance : « Qu’il ne demande pas seulement, qu’il le lui fasse mettre […] pour voir ».
    L’éducation est un souci de tous les instants, à pratiquer sans relâche : Rabelais demande du « zèle » et multiplie les indications temporelles (« puis, pendant quelques heures du jour, d’abord/puis, fréquentes ») ; Montaigne conseille de faire « mettre en cent formes » ce qui vient d’être appris.

2. Les méthodes

Les deux humanistes soulignent que toute éducation exige :

    d’apprendre : Rabelais multiplie les mots du vocabulaire de l’apprentissage et de la mémoire (« apprends, apprennes, que tu ne gardes en ta mémoire, connaissance, science [= savoir] ») ; Montaigne conseille de faire « répéter [à l’élève] les mots de sa leçon » et de redire « ce qu’il viendra d’apprendre » ;
    mais aussi de comprendre : Pantagruel doit être capable de « souten[ir] des discussions publiques » ; l’élève de Montaigne doit savoir « dire [le] sens et [la] substance de sa leçon », « pour voir s’il l’a […] compris[e] ».

3. La finalité de l’éducation et la critique des méthodes du temps

    Ces deux idéaux d’éducation prennent en compte toutes les composantes de l’être humain :

    le corps : Pantagruel « appren[d] la chevalerie et les armes » ; l’élève de Montaigne s’exerce les « muscles » sur « un cheval […] le fleuret au poing » ;
    l’esprit, l’intelligence logique et les facultés de raisonnement, désignées par les termes de « science » et d’« intelligence » ;
    l’âme : Rabelais veut cultiver la « conscience », Montaigne entend « former » un « homme de bien ». L’éducation a un but moral.

    Tous deux préconisent un enseignement vivant, pratique, autant oral qu’écrit : Rabelais parle d’ « enseignement vivant et oral », Montaigne fait « goûter les choses » et mentionne le « témoignage […] de sa vie ».
    Les sources : référence permanente à l’antiquité grécoromaine (auteurs grecs : Aristote, Platon, et romains : Pline, Quintilien).
    Les deux auteurs construisent leur idéal éducatif à partir de la critique des méthodes éducatives (scolastiques) de leur temps (« laisse-moi l’astrologie… » ; « l’on corrigeât ce point de méthode usuelle »).

II. Les différences
1. La situation d’énonciation et le ton

    La lettre de Gargantua est le testament spirituel d’un père – personnage fictif – à son fils et d’un roi à son successeur ; d’où un mélange d’intimité et de solennité dans le ton, parfois injonctif (« j’entends et je veux », impératifs), et un certain lyrisme (rythme et ampleur des phrases, énumérations…).
    L’« essai » de Montaigne est une réflexion personnelle destinée à une de ses amies, la comtesse de Gurson, qu’il veut conseiller et convaincre ; d’où le ton plus didactique (« Je voudrais que » à deux reprises, « Je ne veux pas que » ; groupes binaires équilibrés ; procédés de la généralisation : « on », présent).

2. Les matières

    Le programme est bien plus lourd chez Rabelais (mais les nombreuses énumérations marquent le souci de préciser « toutes » les matières à travailler). Il insiste sur l’exhaustivité du savoir (« toutes/tous » ; métaphore de l’« abîme de science »). Montaigne s’écarte de ces ambitions démesurées.
    Les références à la religion sont nombreuses chez Rabelais (relever le lexique de la religion), absentes chez Montaigne.

3. Les méthodes

    Montaigne refuse le par cœur systématique et la répétition telle quelle (métaphore de l’entonnoir et du gavage ; « redire ce qu’on nous a dit »), somme toute privilégiés chez Rabelais. Pour Montaigne, il faut apprendre à comprendre plutôt qu’apprendre tout court ; c’est le sens de la formule bien frappée : « plutôt la tête bien faite que bien pleine ».
    Le précepteur chez Montaigne laisse plus d’autonomie à l’élève (métaphore équestre : « mettre sur la montre » ; « choisir […] d’elle-même », « en lui laissant ouvrir le chemin ») et accorde une grande importance au dialogue enseignant-enseigné (« parler à son tour », « de lui dire »). Chez Rabelais, moins de place est laissée à l’initiative de l’élève, presque toujours en situation de recevoir l’enseignement des autorités.
    Montaigne souligne la nécessité de mettre l’élève en situation de réinvestir ses connaissances et de les appliquer dans « la vie » pratique. Il conseille de juger l’élève plus sur sa « vie », son comportement que sur son savoir.

III. Des programmes complémentaires et modernes
1. À contexte différent, conceptions de l’éducation différentes

Les différences s’expliquent par les différences de contexte d’écriture.

    Les deux auteurs sont de formation et de tempérament différents : l’un est un moine autodidacte, érudit, l’autre un philosophe.
    Ils appartiennent à des générations différentes : le programme de Rabelais est marqué par l’enthousiasme du début du siècle (et par son tempérament) ; celui de Montaigne est marqué par les interrogations nuancées de la seconde moitié du siècle (guerres de religion) et est empreint de tempérance et d’esprit critique. Rabelais a eu le mérite de souligner l’importance de la science ; Montaigne a mis l’accent sur la formation du jugement.
    Ils s’adressent à un lectorat différent : l’un veut divertir par une parodie d’épopée un lectorat très large ; l’autre écrit en philosophe.
    Ils diffèrent dans leur projet : la lettre de Gargantua vise à former un futur roi dont la devise « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » (analyser la construction et le jeu sur les mots) est un principe de gouvernance ; Montaigne a pour but de former un esprit cultivé et autonome.

2. Une complémentarité qui dessine l’idéal humaniste

Cependant la combinaison de ces programmes, complémentaires, définit l’idéalhumaniste :

    l’un insiste sur l’appétit de savoir et, tout en formant un homme complet, veut qu’il ait une « tête bien pleine » ;
    l’autre est plus souple sur les matières mais insiste davantage sur l’implication personnelle de l’élève, la nécessité de le faire participer.

3. Des points de vue très modernes

Cependant l’un et l’autre, s’opposant à l’éducation scolastique médiévale, sont « révolutionnaires » pour l’époque. Ils s’approchent des conceptions éducatives modernes (sport et éducation physique, diversification des matières et formation complète, importance de l’expérimentation, participation de l’élève…).
Conclusion

L’importance apportée au problème de l’éducation confirme la foi en l’homme qui a marqué la Renaissance et est une composante de l’engagement humaniste pour une nouvelle vision de l’homme. Ces principes éducatifs ont fortement marqué les tendances actuelles de l’enseignement : équilibre entre activités manuelles, physiques et intellectuelles, initiative laissée à l’élève, importance des exercices d’application mais aussi développement de l’esprit critique… Seule l’exigence d’un précepteur particulier ne correspond plus aux réalités modernes.
ENTRETIEN

L’examinateur pourrait débuter l’entretien par la question suivante.

Quelle conception de l’homme et du monde et quelles valeurs révèlent les programmes d’éducation humanistes ?

Mettez en relation ce que vous avez appris en cours des caractéristiques majeures de la pensée humaniste et de ses valeurs. Il faut créer des liens entre les lectures analytiques et les deux textes que vous venez d’étudier.

L’entretien pourra se poursuivre dans diverses directions, par exemple :

    Peut-on parler d’humanisme de nos jours ?
    Quels sont les points communs et les différences entre l’humanisme du xvie siècle et celui du xxe siècle ?
    Comment comprenez-vous la phrase de Gargantua : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » ?

Pour réussir l’entretien : voir guide méthodologique.
Pistes pour répondre à la première question

L’importance accordée par les humanistes à l’éducation traduit :

    leur foi en la possibilité de former, d’amender tout être humain (une part importante est accordée à l’acquis par rapport à l’inné) et leur conscience de l’importance de l’enfance dans la formation de l’homme ;
    leur foi dans l’importance du choix de modèles à imiter (les Anciens et le précepteur notamment), mais aussi la primauté accordée à la formation du jugement, donc à l’autonomie de pensée.

Offres Annabac
Rabelais, Pantagruel ; Montaigne, Essais
Ces documents pourraient vous intéresser
Français
Texte d'A. Rimbaud, « Le Mal », Poésies
Annale Annabac.com : LA QUESTION DE L'HOMME. (...)
1re STI2D - 1re STMG - 1re ST2S - 1re STL
Accéder
Français
Rabelais, Pantagruel ; Montaigne, Essais
Ce sujet de français 1re Séries générales est de type sujet d'oral et se rapporte au thème : les (...)
1re STI2D - 1re STMG - 1re ST2S - 1re STL
Accéder
annabac

Tout pour réussir votre Bac.
Annales  et exercices corrigés, fiches de cours :
Cours Terminale S - Cours Terminale ES - Cours Terminale L - Cours Terminale Techno
Cours Première S - Cours Premiere ES - Cours première L - Cours 1re Techno
Cours Seconde
Cours Troisième
A propos

    Contact
    FAQ
    Mentions légales
    Conditions d'utilisations
    Conditions générales de ventes
    Crédits
    Cookies
    Charte de protection des données

Annabac

    Bac 2018
    Brevet 2018
    Le site
    Boutique
    Nos applis
    Enseignants & CDI
    Nos partenaires
    Annabac Le Pass

Suivez toutes les actus

    Page Facebook Flux Twitter Chaine Youtube Page Instagram 

Editions Hatier
 

Lire la suite

7&DES MÉDECINS HALLOPATHIQUES PEU SCRUPULEUX

12 Août 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #SANTE ECONOMIE POLITIQUE EDUCATION

Après une prise de tension dans un cabinet médical,  j'ai constaté le lendemain une irritatation sur mon bras qui n'était pas due à des piqûres d'insectes.

La chaleur et la transpiration provoquent certainement un foyer bactérien dans le matériel utilisé sans précaution. 

Les médecins  ressemblent à des commerçants,  dépendant des laboratoires qui prescrivent sans arrêt des examens et analyses et qui ne prennent pas la peine de respecter les règles d'hygiène élémentaires de base. Ils ne se lavent même pas les mains préférant compter sur Les  les vaccins et les antibiotiques.

Pourtant ils se moquent allégrement des médecins homeopathe se croyant bien supérieurs.

Je n'ai jamais rien attrapé au cours de mes nombreux voyages de par le monde.

Mais le corps médical ne pense qu''à ses intérêts et est défendu par ses confrères. 

Il y a plus de contrôles dans le domaine de la restauration.

 

 

Lire la suite

MICHEL ONFRAY BREVE ENCYCLOPEDIE DU MONDE

29 Juillet 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #CULTURE ET EVENEMENTS

J'ai retrouvé  comme chaque année les conférences de MICHEL ONFRAY le samedi et le dimanche sur FRANCE CULTURE et j'ai particulièrement apprécié sa réponse à un auditeur sur la façon dont on traité les personnes qui ne pensent pas comme on voudrait. C'est hélas vrai dans tous les domaines.

Il s'agit de l'émission du samedi 28 juillet 2018 Le devenir religion d'une secte (dernière partie).

'

Lire la suite
Publicité

LE DÉSERT D'ATACAMA ARTE 27 JUILLET 2018

27 Juillet 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #VIDEO VOYAGES

Lire la suite

6&*COMPRENDRE LA BIBLE 14 - CEP OU CHANDELIER

26 Juin 2018 , Rédigé par CODEF246 Publié dans #MYTHES ET RELIGION VIDEOS

COMPRENDRE LA BIBLE 14- LE CEP OU LE CHANDELIER
Ils étaient tout petits, bien formés et prometteurs. Ils ont reçu la lumière et les soins mais ils se sont vite desséchés. La grêle et les orages les ont pourris et maltraités et  ils ont maudit la terre qui les portait.
Ils ont reflété les comportements des adultes qui les entouraient et ont reproduit les mêmes attitudes.
Ils croiront gagner leur vie alors qu’ils la perdront,
Ils apprendront à se débrouiller pour dominer les autres mais ils perdront leur âme,
Ils sauront sauver la planète et s'installer sur une exo-planète mais ne sauront pas se sauver eux-mêmes,
Ils aimeront les autres s’ils y trouvent un intérêt mais n’aimeront pas réellement,
Ils chercheront sans cesse à se surpasser mais se retrouveront toujours insatisfaits.

Pourtant, il y en a un qui a été différent. Il a cru aux paroles de la Bible. Ce n’était pas un chef d’état, ni un diplomate et il n’a rien construit. Il a simplement essayé de mettre en pratique ce qu’il avait appris. En cela il remettait l’ordre établi en question. Il n’a donc pas été reconnu et a été rejeté.  Il a été considéré comme fou par ses proches. Il est mort ignominieusement. Cependant, il a ouvert une brèche.  Mais ses successeurs ont récupéré son message pour en faire une nouvelle religion, le christianisme. Ils ont perverti sa pensée et l’ont même dénaturée pour la rendre acceptable ou repoussante. C'est ainsi que Paul a mis l'accent sur la résurrection future comme Jean dans l'apocalypse alors que Jésus parlait de la résurrection dans la vie présente et de royaume. Le clergé ensuite s'est discrédité avec les guerres et l'inquisition ou d'autres scandales. 

Avant lui il y a eu aussi Abraham qui a rompu avec les idoles de son père et a apporté le judaïsme,
Ismaël a été chassé et a été choisi lors de l'élaboration de l'islam.
Moïse a été chassé aussi. Il a rompu avec la religion égyptienne. Le dieu PTAH est devenu YAHVE. Il  a donné la loi. Il y a eu rupture avec le passé. 
Le Bouddha a quitté également sa maison pour réfléchir et offrir une voie de salut,

Tous se sont mis en marche et ont éclairé le monde. Etait-ce par choix, par curiosité, par nécessité ? S’il n’y avait pas eu de conflit, il n’y aurait pas eu de changement. Tous sont morts mais leur semence continue de germer. Leur vie  n’a pas été inutile. Ils insufflent leur esprit en nos corps pour nous faire vivre et illuminer notre coin à notre tour. Nous faisons partie de ce chandelier qui éclaire de plus en plus, quelle que soit la branche sur laquelle nous reposons.


Colette defrain 25.6.2018
 

Lire la suite